Abdou Diouf fête ses 83 ans dans un contexte de déchirement du Parti socialiste

L’ancien Président Abdou Diouf fête, ce vendredi, ses 83 ans. Il est né le 7 septembre 1935 à Louga. Il a été tour à tour gouverneur du Sine-Saloum, ministre et Premier ministre de Senghor avant de devenir président de la République après la démission de ce dernier.

Élu en 1983 et réélu en 1988 et en 1993, il perdra le pouvoir en 2000 devant Abdoulaye Wade. Devenu par la suite secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, il a pris sa retraite en 2015, après 12 ans à la tête de l’entité regroupant les pays ayant le français en partage.

Mutisme dans l’affaire Khalifa Sall et soutien du PS au candidat Macky Sall

Me Aïssata Tall Sall, à la suite de Bamba Fall et Cie, a jeté un pavé dans la mare en dénonçant le silence de Abdou Diouf devant la partition, de fait, du Parti socialiste. L’ombre de l’ex-chef d’Etat hante les esprits dans les couloirs du tribunal de Dakar à l’occasion du procès de la Caisse d’avance. Pourtant, dans le processus de « désenghorisation », Khalifa Sall a, en janvier 1983, joué un rôle décisif consolidant le leadership du successeur du poète-président.

Le conflit qui oppose le président Macky Sall au désormais ancien maire de Dakar Khalifa Sall, semble aller au delà d’une simple rivalité politique.

Etonnant chez Diouf, que Khalifa soit au gnouf,  Macky danse, Tanor et Niasse s’emploient à applaudir. Le commun des mortels n’aurait jamais compris  un tel scénario. Mais en l’espèce, le centre de conférence Abdou Diouf de Diamniadio aura servi, hier, de cadre au Président Macky pour danser le parrainage sous les applaudissements de Tanor et Niasse  au moment où  Khalifa est dans le trou.

Si la politique procède d’une  logique qui n’à point de logique, l’ex socialiste Khalifa Sall  ne serait guère « crucifié » sous les vivats de Tanor et Niasse devant un Macky déterminé à parrainer son second mandat au  centre  de conférence Abdou Diouf. Hier, compagnons de fortune du maire de Dakar, aujourd’hui ses farouches « ennemis », Niasse et Tanor n’ont pas daigné laisser pousser le « tapis vert herbacé » du parti socialiste (Ps). Et Benno Siggil Sénégal n’a  pu empêcher au tombeur de Wade d’accéder au pouvoir.

Du coup, le landerneau politique Sénégalais s’est enrichi d’une nouvelle recomposition politique péremptoire. Khalifa Sall a été bonne patte, il lui faut le pétrin pour faire ressusciter Tanor et Niasse maquillés à la crème apèriste. Macky danse devant une kyrielle de candidats à la candidature qui va faire son affaire. Tanor et Niasse applaudissent pour s’être embarqués  dans le bateau Benno Bokk Yaakaar (Bby)  contre la caisse d’avance de la municipalité de Dakar.

En politique, affirme un penseur, il  ne s’agit pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable. Et Khalifa aura été le « préféré » à la guillotine pour légitimer un compagnonnage politique de survie. Et le plus coasse dans cette mascarade, c’est  que ce scénario burlesque s’est joué chez Abdou Diouf.

Le jeu en valait bien  la chandelle !

 

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