Aléna version TRUMP : Washington et Ottawa se disent optimistes

Washington et Ottawa se sont montrés optimistes, mercredi, alors qu’ils souhaitent arriver à un compromis sur la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) d’ici à vendredi.

Les pourparlers avancent. Le président américain Donald Trump et le Premier ministre canadien Justin Trudeau ont exprimé mercredi 29 août leur optimisme quant à l’aboutissement de la renégociation de l’Alena (accord de libre-échange nord-américain), alors que les discussions doivent se poursuivre jeudi.

Absente de la phase la plus récente des discussions, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, se trouve à Washington depuis lundi pour s’entretenir avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer.

Les discussions se déroulent à « un moment très intense », a-t-elle déclaré mercredi soir, précisant qu’elles pourraient se poursuivre jusque dans la nuit. « Nous essayons d’effectuer beaucoup d’avancées très rapidement », a-t-elle ajouté, précisant qu’il y avait « beaucoup de bonne volonté » de la part des négociateurs canadiens et américains. Chrystia Freeland a convenu avec Robert Lighthizer d’étudier tôt jeudi les progrès effectués.

CHRYSTIA FREELAND : « NOUS CHERCHONS À TROUVER DES COMPROMIS GAGNANT-GAGNANT »

Date butoir vendredi

Le Canada veut « prendre part à l’accord (…) Nous sommes probablement sur la bonne voie », a dit mercredi Donald Trump. « Nous verrons ce qu’il va se passer, mais de toute façon, les choses se passent très bien », a-t-il ajouté.

Justin Trudeau a dit un peu plus tôt estimer qu’un accord pourrait être trouvé d’ici la date butoir fixée à vendredi. « Nous reconnaissons qu’il est possible de s’entendre d’ici à vendredi, mais c’est une possibilité, car cela dépendra de si c’est un bon accord ou pas pour le Canada », a dit le Premier ministre canadien, ajoutant qu’il préférait qu’il n’y ait pas d’accord plutôt qu’un mauvais accord.

Mercredi matin, Chrystia Freeland avait révélé que le Canada et les États-Unis étaient déjà arrivés « à un accord de haut niveau » concernant l’automobile. Les principaux points de friction pour le Canada sont la question de son marché des produits laitiers et son attachement à une procédure de règlement des différends entre les partenaires du traité. Le secteur laitier canadien semble déjà au cœur du débat et les Américains réclament le démantèlement du système de protection mis en place dans les années 1970.

Autre point de contentieux entre Washington et Ottawa : le Canada s’oppose à la volonté des États-Unis d’éliminer le mécanisme de règlement des différends (chapitre 19) qui semble avoir été abandonné dans l’accord avec le Mexique. Le Canada a utilisé cette disposition pour contester les droits antidumping et compensateurs américains.