Alioune Sarr, ministre du commerce pas en phase avec les cimentier, dénonce et veut y voir plus clair

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Le ministre du Commerce a réagi, ce dimanche  sur la hausse de la tonne de ciment. Alioune Sarr, d’un ton ferme, annonce qu’il a instruit ses services à ouvrir une enquête. « J’ai diligenté mes équipes pour qu’elles démarrent une enquête pour voir le fondement de cette hausse. Nous disons clairement que si le fondement de cette hausse n’est pas basée sur des éléments de structure des prix concrets, le gouvernement prendra ses responsabilité », a-t-il martelé en marge de la réunion des ministres du Commerce d’Afrique.

« Si la hausse est effective c’est totalement illégal »

Il explique qu’au Sénégal, il a été mis en place un comité national des prix des denrées et de produits essentiels pour les populations. Un comité qui, chaque mois, regarde la structure des prix. Et une hausse des prix ne peut être opérée sans que ce comité ne soit saisi. « Absolument pas. Si c’est fait, c’est totalement illégal et naturellement quand une situation comme ça se présente le gouvernement prendra ses responsabilités. Il n’y a aucun secteur qui est hors la loi au Sénégal », avertit Alioune Sall.

Qui affirme clairement que le gouvernement « ne peut pas accepter une spéculation abusive sur un quelconque produit essentiel à la  consommation des sénégalais et sénégalaises ». Il promet que l’enquête sera achevée et qu’il informera le Premier ministre et le président de la République sur la question avant de prendre une décision. Mais, il assure que ce que l’État fait sur le riz, le sucre, l’oignon, la pomme de terre, le lait, pour que ces produits ne connaissent pas des hausses qui dégradent le pouvoir d’achat des sénégalais, « sera fait sur le ciment. »

« Ils ne sont pas hors la loi »

« Le gouvernement veille à ce que les entreprises soient profitables, mais veille également à ce que le pouvoir d’achat des sénégalais ne soit pas dégradé. Le secteur du ciment est un secteur important dans l’économie nationale, le gouvernement les accompagne,  mais ils ne sont pas hors la loi. Donc, à la fin de cette enquête, nous soumettrons  au gouvernement une proposition qui va dans le sens de préserver l’intérêt général « , conclut le ministre du Commerce.