[BLOG DE CROUS CROUS] ANITA : Une Femme Battante (Chapitre 2)

Le réveil fut brutal, Anita  était grognon et lasse elle n'a pu fermer l'oeil toute la nuit à cause du bébé qui n'arrêtait pas de pleurnicher . On dit que les trois premiers mois du bébé il pleure toute la nuit et dors comme un Loir à partir de l'aube  mais aussi très fatiguée parceque la fête l'a dérobé de toutes ses forces avec les vas et vient en à plus finir pour des présentations  avec des gens jamais vus et avec tant de protocole .

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Elle marchait avec des hauts talons qu’ elle portait avec grâce et ses riches vêtements en paillettes ,il faut   souffrir pour etre remarquable. Sans oublier le brouhaha des griots avec le tintamarre de leur bongo qui essayaient de chanter ses louanges sans aucune maitrise de sa lignée ancestrale dans l’unique but de la soutirer des sous. Elle avait vraiment hâte d’étaler son corps pour se donner un repos bien mérité. Mais hélas.

Comme à l’accoutumé, Anita toqua à la porte de tante dame belle mere:
-kong kong …kong kong sans succès  et a repris avec insistance kong kong
Et de l’interieur surgit un:
– entre
Dans un ton très froid et sec.
Arrivée dans la chambre à demi éclairée , elle a trouvé dame belle alitée sur son triple lit qui coûtait  sans doute une fortune  et s’était  couverte le corps comme une défunte.
En effet mère Nafi etait une veuve , son mari faisait parti des pèlerins décédés lors de la bousculade à la Mecque. Depuis lors elle était submergée dans une sorte mélancolie qui rongeait tout son être ndeysane.

Anita dans son for intérieur se disait que maman Nafi était sans doute triste parcequ’elle aurait souhaité la présence de papa au baptême de leur filleule et que malheureusement le destin en a décidé autrement oubien parcequ’elle aussi etait fatiguée parceque voulant rendre la fête grandiose . Tant de réflexions turlupinaient Anita. Mais resta sans réponse.

Sous le regard indiscret de tante Codou, une proche tante à  Matar qui habitait  à Louga et avait décidé de prolonger son sejour ,tante  la minimisait et elle a enfin compris qu’ elle n ‘est pas la bien venue dans la chambre . Elle s’empressa le pas pour rejoindre son mari qui dormait toujours comme un bébé.

La maison était méconnaissable, très salle à cause de l’huile , et de miettes de plantureux repas servis à la veille. Des sachets d’eau vide et de bouteilles de boissons surgissant ça  et là. Les chaises et les bâches louées pour l ‘ occasion rendaient la demeure tel que marché okas .
Heureusement que le boy Amadou et la bonne Fatou étaient  là pour se plier à la tâche   remettre les pendules à l’heure.

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