CASHBACK : Achetez en ligne, la Société Générale de Banque vous paie gratuitement jusqu’à 20%

Venu des Etats-unis, le « cashback » consiste à se faire rembourser automatiquement une partie de ses achats. Le phénomène se développe en France. Selon nos informations, la Société Générale proposera dès mercredi ce service à 5,7 millions de clients.

Recevoir de l’argent chaque fois que vous achetez en ligne ou dans un magasin… La pratique est courante aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. Elle s’installe, peu à peu, en France. Emboîtant le pas à des sociétés spécialisées telles que iGraal ou Poulpeo, les banques se lancent, à leur tour dans le « cashback ». Après LCL il y a deux ans, la Société Générale ouvre, selon nos informations, ce service ce mercredi à plus de 5,7 millions de clients particuliers majeurs. Elle ne le proposait jusqu’ici qu’aux jeunes.

Des remises après achat

Les adeptes des réductions en tout genre connaissent bien le principe du cashback : vous effectuez votre achat et l’on vous reverse une somme correspondant à un pourcentage du prix de vente hors taxe. Pour bénéficier de ces rétrocessions, le consommateur doit, au préalable, s’inscrire auprès d’une société spécialisée. Autre contrainte : passer par le site Internet de cette société, son application ou activer son extension pour navigateur Internet avant de se rendre sur le site Internet du commerçant (ouisncf, booking etc.)

Pourquoi ? La société spécialisée peut ainsi suivre votre activité sur Internet, voir ce que vous achetez en ligne, et organiser votre remboursement. Ainsi, à la Société Générale, pour avoir accès au programme de cashback, les clients visitent le site Internet « Grande Avenue » avant de faire leurs emplettes.

Des réductions parfois importantes

Généralement comprises entre 2 et 5 %, les remboursements peuvent parfois monter jusqu’à 20 %. Petite subtilité, ces offres ne sont souvent pas cumulables avec d’autres réductions (codes promos etc.).

Le circuit de l’argent

Les sites spécialisés peuvent, lors de votre inscription, vous verser une prime de bienvenue : 3 € chez Poulpeo, 5 € sur certaines offres chez iGraal etc. Ensuite, vous récupérez, à chaque achat validé, de l’argent, et non, des bons d’achat. Il peut se passer plusieurs jours entre le moment où les achats sont effectués et celui où le remboursement est validé. « Le client reçoit d’abord cet argent dans une cagnotte, souligne Stéphanie Vuillemin, responsable marketing des offres de service aux particuliers de la Société Générale. Et lorsque son montant dépasse les 20 €, il peut reverser cet argent sur son compte bancaire ».

Gare aux bugs

Les clients doivent respecter un protocole assez strict lorsqu’ils achètent sur des sites partenaires : une seule fenêtre Internet ouverte à la fois, pas de bloqueur de publicités actif… Faute de quoi, le service ne fonctionnera pas. Pourtant, sur de nombreux forums Internet, des adeptes du cashback s’en plaignent : même en respectant à la lettre ces consignes, ils n’ont jamais touché leur rétrocession. Ils ont dû alors batailler avec le service client de l’intermédiaire spécialisé dans le cashback.

Possible aussi sur les achats en magasin

Le cashback est surtout en ligne. Depuis peu, les banques essayent d’élargir le terrain de jeu, en offrant aussi cette possibilité dans les magasins physiques. LCL a ainsi lancé, il y a deux ans environ, « Avantage + ». « Notre innovation c’est que l’offre de cashback est incluse dans la carte bancaire », explique Frédéric Lapeyre, directeur général de ce programme. En résumé, chaque fois qu’un client paie chez un commerçant adhérent, il récupère sur son compte la rétrocession de manière automatique.

« Un quart de nos clients adultes ont activé ce service et un tiers d’entre eux environ l’utilisent régulièrement », souligne Frédéric Lapeyre. Selon nos informations, la Société Générale réfléchit, elle aussi, à un système de cashback en magasin physique.