Championnat d’Italie : La Juventus sacrée champion d’Italie après son nul face l’AS ROMA

La Juventus a été sacrée championne d'Italie, dimanche soir, pour la 7e fois de suite. Le club turinois n'avait besoin que d'un nul pour y parvenir. Et c'est ce qu'il a obtenu sur la pelouse de l'AS Rome à l'issue d'un match particulièrement terne (0-0). Dans le même temps, Naples avait pourtant fait le travail en dominant la Sampdoria à Gênes (0-2).

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Le tournant vers le titre : Inter-Juve (2-3, 35e journée)

Alors qu’ils viennent d’être battus chez eux par le Napoli (0-1), les Turinois ont une pression maximale sur leurs épaules au moment où ils débarquent à San Siro ce 28 avril pour y défier l’Inter. Tout démarre d’abord bien pour Massimiliano Allegri et ses hommes, qui mènent vite au score grâce à Costa (13e) et qui voient Vecino (15e) se faire expulser. Puis les Nerazzurri réagissent et repassent devant au tableau d’affichage. Jusqu’à ce que Skriniar (87e) – contre son camp – et Higuain (89e) redonnent miraculeusement l’avantage à la Juventus dans les ultimes instants.

Bref, une rencontre à l’image de leur saison : renversante. «C’était un match magnifique, attestera Allegri en conférence de presse. San Siro était juste incroyable.» D’autant plus incroyable que Naples coulera à dix contre onze face à la Fiorentina le lendemain (0-3). Ce week-end restera alors comme celui qui a fait basculer pour de bon la Serie A.

L’équipe type : des remplaçants précieux

Il n’est pas aisé de dégager un onze version 2017-2018, tant il y a du turnover et de la concurrence. Avec la disposition suivante, il y a du beau monde qui doit s’installer sur le banc de touche. Dans les cages, Szczesny a supplée Buffon quand le vétéran italien était blessé. Derrière, Barzagli, Chiellini, Benatia et Rugani ont alterné dans l’axe, tout comme De Sciglio, Cuadrado, Lichtsteiner, Alex Sandro et Asamoah aux postes de latéraux.

Au milieu, il y a eu un poil moins de rotation, Bernardeschi, Marchisio, Sturaro et Bentancur devant se contenter des miettes laissées par le trident permanent Khedira-Pjanic-Matuidi. Enfin, en attaque, Mandzukic a de nouveau joué son rôle de joker. Le buteur croate a su se montrer décisif quand il fallait.

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Le joueur : Matuidi, pari réussi

L’été passé, Blaide Matuidi a osé sortir de son confort parisien pour rejoindre les rangs d’une référence européenne. Neuf mois plus tard, l’international français s’est rendu indispensable à Turin. Il fait l’unanimité dans le vestiaire et sur le terrain. S’il était déjà doté de capacités physiques hors normes, l’ancien milieu du PSG a franchi un nouveau cap. Tout en s’enrichissant de la culture tactique locale. «C’est le club qu’il me fallait pour continuer à progresser et être performant, a-t-il reconnu dans un entretien accordé au magazine L’ÉquipeJe ne me suis vraiment pas trompé. À mon âge, j’avais besoin de ça. Je vis une seconde jeunesse.»

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