COUPE DE FRANCE : Le PSG s’impose face aux valeureux Herbiers 

Comme il y a dix-huit ans, la logique a été respectée. Et comme lors du Calais-Nantes de l’an 2000, le vainqueur a offert au capitaine de son valeureux adversaire la joie de soulever la Coupe de France au terme de la rencontre. Le Paris Saint-Germain s’est imposé mardi 8 mai en finale de Coupe de France face aux Herbiers, club de National (2-0).

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as de soirée folle au Stade de France, mais un joli moment de foot quand même. Les amateurs des Herbiers, pas si amateurs que ça, ont rivalisé une grosse heure avec le PSG, permettant à ses supporters de profiter de l’instant sans jamais se sentir embarrassés (2-0). Il n’y a jamais eu la place, mais un peu de suspense, et c’était le mieux qu’on pouvait espérer. Paris remporte sa quatrième Coupe de France consécutive grâce à Lo Celso et un penalty de Cavani.

On a été bluffés : L’entame de folie des Herbiers

Le causeur fou a encore frappé. Stéphane Masala, l’homme qui bassine ses joueurs avec des vieilles histoires de samouraï japonais avait tenté le coup de bluff ultime. Attaquer le match comme si ses gars étaient le Barça. Ça a duré deux minutes mais le Stade de France vibre encore. Tricotage dans l’axe, balle en profondeur pour l’ange rouge Kevin Rocheteau lancé à tout barzingue, centre en retrait pour La Floche qui tarde un peu trop à armer. Ça a été plus compliqué ensuite, mais les Herbiers n’ont jamais renié leurs intentions.

Ils ont participé : Des poteaux à la Var, tout le monde roulait pour les Herbiers

Si cette finale a échappé au scénario annoncé d’une deculotada, c’est parce que toutes les forces se sont réunies pour pousser derrière le petit poucet du soir. Les poteaux ont fait ce qu’ils ont pu pour participer à l’exploit en repoussant trois tentatives parisiennes L’arbitrage vidéo y a mis du sien aussi. Il y avait bien main de Marquinhos avant le but du 2-0 de Mbappé, mais c’est parce que le défenseur brésilien s’était retrouvé obligé de zouker kolé serré avec un petit gars des Herbiers sans être consentant. Rien de dramatique dans l’absolu, puisque tout le monde savait comment l’affaire finirait.

On s’y attendait : Toute la Vendée était à Saint-Denis

Ils sont arrivés très tôt aux alentours du Stade de France, comme s’ils voulaient profiter du décor au maximum plutôt que d’aller flâner dans un Paris estival. Les 15 à 17 000 supporters vendéens annoncés ont rempli un virage et demi, tout de rouge vêtus, et ils ont mis un boucan d’enfer du début à la fin. Tous les chants du foot français y sont passés, le traditionnel clapping aussi. C’était bruyant, c’était coloré, et c’était bon enfant. On peut se tromper, mais ils n’ont pas donné l’impression de regretter le déplacement.

 

Il s’est enfin ramené : Neymar a regardé la finale depuis les tribunes

Il n’y a pas de miracle sur le terrain mais un peu en tribunes quand même. Ce cher Neymar a honoré ses partenaires de sa présence à Saint-Denis, une première depuis sa blessure contre l’OM au cœur de l’hiver. Cela dit, comme le Brésilien donne toujours la sensation de vivre dans une galaxie lointaine, il a eu le temps d’animer les conversations en choisissant pile sa journée pour suivre Sergio Ramos sur Instagram. Il a au moins pu assister au dernier tour d’honneur de Thiago Motta. Ça fait 19 trophées pour l’Italien depuis son arrivée en France en 2012, dont quatre Coupes de France. Propre.

 

20minutes.fr

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