Désertion du Capitaine Mamadou DIEYE : il encourt 5 à 10 ans de prison d’après les textes militaires

Selon le code de justice militaire en ses articles, le capitaine, Mamadou Dièye risque 5 à 10 ans de prison pour désertion militaire ou abandon de poste.

Selon une source proche du milieu militaire, « toute désertion militaire ou l’abandon de poste militaire est un délit du Code de Justice Militaire en France.  C’est ce que stipule l’article L.321-2 alinéa 4 du Code de Justice Militaire.  Il y est mentionné que la peine 6 mois est requise pour l’abandon de poste. Quant au déserteur militaire, la peine d’emprisonnement peut aller de 5 à 10 ans et cette peine est prononcée par la Chambre Correctionnelle Spécialisée en Affaire Pénales Militaires près le Tribunal de Grande Instance territorialement compétent en France ».

Et par mimétisme juridique au Sénégal, le code de justice militaire est aussi répressif en ses articles 107 et 108, en ce qui concerne toute désertion militaire ou l’abandon de poste militaire, poursuit la même source.Saint-Cyrien « dépité » par l’armée sénégalaise : Le capitaine Mamadou Dièye appelle à une révolution en 2019

Adresse à la nation sénégalaise du capitaine Mamadou Dièye.

« Sénégalaises, Sénégalais »
Recevez ou que vous soyez mes meilleures salutations. Je m’appelle Mamadou Dièye et je suis sorti de l’école militaire de Saint-Cyr. A l’issu de ma formation, j’ai intégré l’armée Sénégalaise en 2010 et à compter de cette date j’ai servi jusqu’en 2017 ou j’ai démissionné. 
La raison de cette démission n’est ni un problème avec quelqu’un encore moins une question de perspective de carrière floue, au contraire, j’aurais bien pu y avoir un grand avenir. Cependant, j’ai démissionné parce que dans cette armée ou j’ai été je n’ai trouvé ni mon éducation, ni ma conviction, ni même la formation que j’ai subie. Je serais lâche alors de suivre l’égoïsme d’un intérêt personnel au détriment de mes camarades qui eux aussi méritent attention.  L’armée est le métier de ma vie que j’ai aimé depuis mon enfance et je mourais avec. Aucun autre métier au monde ne peut le remplacer. 
Notre pays a une tradition de valeurs et c’est le pilier de son fondement. Aujourd’hui, le constat est clair que nous sommes méconnaissables au regard de tout ce qui se passe et de tout ce qui se fait dans notre pays. 
La politique est la voie sacrée en termes de représentation et de défense des intérêts d’un peuple. Au Sénégal, c’est la voie du mensonge, de la trahison, de l’ignominie, des pires formes de bassesses et des choses les plus abjectes pour l’intérêt de soi au détriment de ceux que nous sommes censés servir. 
C’est pourquoi, Sénégalaises, Sénégalais 
Je lance un appel à tous ceux qui ne se reconnaissent plus dans leur pays, 
A tous ceux qui sont abandonnés à eux-mêmes, 
Et à tous ceux qui se sont exilés bannissant  leur pays car étant conscient de la voie de la tricherie et de l’hypocrisie qu’il a prise. 
Mobilisez-vous, mobilisons-nous 
Engagez-vous, engageons nous 
2019, par les urnes qu’on débarrasse notre pays de ces vautours. J’ai déjà sacrifié ma carrière et je suis prêt. Je continue sur le chemin du drapeau que j’ai juré de servir et ce, jusqu’au sacrifice ultime. 
Avant de terminer, je souhaiterais vous mettre au courant d’un fait car c’est la seule option qui me reste. 
Je n’ai pas été contraint à venir dans l’armée et au moment de démissionner j’ai utilisé toutes les voies et moyens autorisés par la loi. 
En effet, j’ai d’abord soumis une demande aux autorités militaires par le biais d’un huissier, et  qui a été rejetée par les autorités militaires. Ensuite, j’ai écrit une demande de mise en retraite anticipée idem. J’ai formulé une demande de résiliation de contrat pareillement et enfin, une demande de disponibilité qui a été bloquée aussi. Je suis allé voir le médiateur de la république avec toutes les preuves et de Avril à Septembre j’ai tout fait pour être quitte avec l’armée. 
Hormis ces demandes officielles,  j’ai pris contact avec toutes les personnes en qui j’ai espoir pour qu’on me remette ma démission en paix. J’ai vu les présidents de tribunaux, j’ai appelé l’aide de camp du président de la république, je suis allé voir le procureur de la république et malheureusement ce jour je suis tombé sur son substitut. Personne parmi tous ceux qui ont eu vent de ce dossier ne m’a dit que j’avais tort. Ceci n’est rien par rapport à aux actes de méchanceté envers ma personne. 
Ils se permettent aussi d’appeler mon père pour du chantage et des menaces. Je  rappelle que ni mon père ni ma mère ne m’ont engagé sur ce chemin.  Je l’ai pris en toute responsabilité. 
Sénégalaises, Sénégalais que Dieu vous bénisse et que la paix soit avec vous. 
  
A bientôt au Sénégal »