Disparition du Vol de la Malaysia MH370 : le mystère enfin résolu

Plus de quatre ans après la disparition du vol MH370, le mystère reste entier. Comment le Boeing 777 de la Malaysian Airlines a-t-il pu se volatiliser, avec 239 personnes à son bord ? Un groupe d'experts estime que Zaharie Amad Shah, le pilote de l'avion, a volontairement crashé son appareil en mars 2014.

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Plus de quatre ans après la disparition du vol MH370 avec 239 personnes à bord, peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin, aucune explication de ce drame n’a été trouvée. Mais un groupe d’experts assure avoir résolu le mystère.

Ces spécialistes de l’aviation se sont penchés pendant plusieurs mois sur la trajectoire de l’avion sur la base des données des radars militaires. Ils en ont conclu que le crash résultait du suicide du commandant de bord, Zaharie Ahmad Shah, 53 ans.

Slalom entre les espaces aériens

Cette hypothèse n’est pas nouvelle. Elle avait déjà été développée en 2016 par Larry Vance, ancien enquêteur du Bureau de la sécurité des transports canadien. Mais dans une émission d’investigation diffusée ce dimanche sur CBS Australia, plusieurs experts estiment que de nouveaux éléments accréditent cette théorie.

Un acte délibéré

Un an après, même scénario. Selon les experts, le commandant de bord a volontairement évité les radars en empruntant successivement l’espace aérien de la Malaisie à la Thaïlande. En agissant ainsi, le pilote aurait voulu dérouter les appareils capables de localiser l’avion. Le système de transpondeur se serait ainsi éteint, permettant ensuite au pilote d’emprunter la trajectoire de son choix.

«Si vous me demandiez de faire disparaître un Boeing 777, je ferais exactement la même chose, assure Simon Hardy, expert qui a reconstitué la trajectoire de l’avion sur la base des données des radars militaires. Il a volé de manière très précise. Cela a fonctionné puisque l’armée n’a pas réussi à intercepter l’avion.»

De l’avis des experts, l’avion se trouverait aujourd’hui au fin fond de l’Océan Indien. Situés sur le passage de courants marins, les débris, retrouvés près du Mozambique, renforcent cette thèse.

Estimant, en 2016, que cette explication était «fort probable», le Premier ministre australien Malcolm Turnbull avait déjà soulevé la thèse du crash volontaire de l’avion.

Parmi ces experts, Simon Hardy: à partir des échos de l’appareil recueillis à l’époque par les radars militaires, ce pilote expérimenté a reconstitué une partie de la trajectoire du MH370. Selon lui, il ne fait aucun doute que le pilote a slalomé entre les espace aériens malaisiens et thaïlandais afin de déjouer toute surveillance. «Et ça a marché, car nous savons que les militaires ne sont pas venus l’intercepter », explique-t-il, cité par CBS.

Autre détail troublant: le vol MH370 aurait battu des ailes alors qu’il survolait la localité de Penang, dans le nord-ouest de la Malaisie. Or cette dernière est la ville d’où était originaire le pilote, Zaharie Ahmad Shah. Coïncidence ou ultime adieu ?

Interrogés par les journalistes de CBS, plusieurs experts ont également estimé que le scénario privilégié d’une chute «non-contrôlée» ne collait pas avec le chemin parcouru par l’appareil. «L’objectif d’un membre de l’équipage était de cacher l’appareil aussi loin de la civilisation que possible»,  a estimé Simon Hardy.

Le motoriste du Boeing 777 de la Malaysia Airlines aurait d’ailleurs reçu des communications plusieurs heures après le décollage, selon des sources américaines. L’appareil aurait donc parcouru plusieurs milliers de kilomètres – ce qui a d’ailleurs suggéré aux enquêteurs qu’il se trouvait en pilotage automatique lorsqu’il s’est écrasé, probablement dans le sud de l’océan Indien. Mais selon Larry Vance, l’état de certaines pièces du fuselage retrouvées par la suite sur les côtes africaines ne cadrerait pas avec un crash à haute vitesse. Selon l’expert canadien, seul un crash contrôlé aurait permis un tel état de conservation.

L’épave toujours introuvable

Environ 38 minutes après avoir décollé de Kuala Lumpur en direction de Pékin, le 8 mars 2014, le MH 370 avait coupé son transpondeur et disparu des écrans radars. L’appareil transportait 227 passagers, majoritairement chinois, et douze membres d’équipage. Des débris ont été retrouvés sur les côtes de la Réunion et du Mozambique. Malgré plusieurs campagnes de recherche, l’appareil n’a jamais été retrouvé. Plusieurs pistes ont été évoquées, notamment terroriste. La plupart ont été écartées

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