D’où est partie la fausse alerte au Choléra sur un vol entre l’Algérie et la France ?

Quelque 150 personnes ont été prises en charge mercredi 5 septembre à l’aéroport de Perpignan en raison d’une suspicion de choléra sur un enfant, dans un avion en provenance d’Oran (Algérie), a-t-on appris auprès des pompiers.

« Un enfant est susceptible d’être porteur du choléra et va être évacué vers l’hôpital pour des examens », ont indiqué à l’AFP les pompiers. Les autres passagers -147 au total- et les membres d’équipage étaient de leur côté « en cours d’évacuation » peu après 15H15 après avoir été retenus à bord un peu plus d’une heure. « Des prélèvements vont être faits sur l’enfant pour vérifier » si ce cas est avéré, ont ajouté les secours.

En début de soirée, la Préfecture des Pyrénées Orientales a indiqué qu’il s’agissait d’une fausse alerte. Les prélèvements effectués sur l’enfant se sont révélés négatifs. Selon France3 Région, l’avion est reparti vide à Oran, où il sera désinfecté. « Après analyse sur des prélèvements biologiques, le risque de choléra a été écarté », selon un communiqué de la préfecture.

D’où est partie la fausse alerte ?

La veille, des consignes avaient été données aux compagnies aériennes et aux aéroports ayant des liaisons directes avec l’Algérie, par les autorités françaises. Dans une note, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) précisait notamment que si un patient transporté était pris « de vomissements ou de selles » – c’est à dire l’un des symptômes de la maladie et le mode de contagion de la bactérie – « il était de leur responsabilité de désinfecter l’avion ».

Après qu’un enfant a vomi dans l’avion, le personnel de la compagnie ASL a donc alerté les autorités avant le débarquement. Ces dernières ont préféré prendre toutes les précautions pour éviter une propagation éventuelle de l’épidémie. La mère de l’enfant ainsi que les passagers adjacents (avaient) été pris en charge par le personnel médical sur place.

Après avoir été retenus un peu plus d’une heure à bord, les autres passagers ainsi que les membres d’équipage avaient de leur côté été évacués vers 15h15 par les pompiers après une « désinfection des mains ». Chacun d’entre eux avait dû communiquer son identité et ses coordonnées afin de suivre l’évolution de leur état de santé, si le cas de choléra avait été confirmé.

La préfecture avait justifié cette décision dans un précédent communiqué : « En effet, bien qu’il s’agisse d’une pathologie contagieuse, sa transmission interpersonnelle est difficile car elle nécessite un contact direct ou indirect, par ingestion, avec des matières fécales et/ou des vomissures ».