FRANCE: Contre la politique sociale de Macron : 21500 personnes mobilisées

Entre 11 500 et 50 000 manifestants (respectivement les chiffres de la préfecture et de la CGT – 21 500 selon le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont Le Monde) ont manifesté, mardi 9 octobre à Paris, dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle à l’appel de six syndicats.

Entre la réforme des retraites à venir, celle de l’assurance chômage, ou la sélection de Parcoursup’, qui a laissé nombre de lycéens « sur le banc de touche », la journée de mobilisation organisée ce mardi dans toute la France, la première depuis la rentrée, ratisse large. Du moins du point de vue des syndicats. La CGT, Force ouvrière, Solidaires sont derrière cet appel interprofessionnel, lancé fin août. La Fidl, l’UNL et l’Unef, côté jeunes, se sont joint à eux pour battre le pavé.

Le but reste le même que le 28 juin : défendre ainsi « le modèle social et républicain ». Mais si la dernière mobilisation n’avait réuni que 15.000 personnes à Paris selon les syndicats, ils étaient 50.000 ce 9 octobre (2.900 en juin et 11.500 ce mardi, selon la préfecture). Entre 190 et 200 autres manifestations étaient prévues en France selon la CGT, à Lyon, Nice, Marseille, Tours, Rennes ou Bayonne.

Des syndicats divisés

En région les cortèges syndicaux ont rassemblé, selon la police, 5 400 personnes à Nantes, 5 300 à Marseille, 4 300 à Lyon, 3 500 au Havre, entre 2 500 et 3 000 à Rennes, 2 500 à Grenoble, 2 100 à Caen, 1 800 à Montpellier, 1 500 à Nice ou 1 200 à Perpignan. Près d’une centaine de manifestations étaient organisées partout en France.

De nouveau, les syndicats montrent leur division, la FSU, traditionnelle alliée de la CGT, n’appelant pas à manifester au niveau national, pas plus que la CFDT, la CFE-CGC ou la CFTC.

« Le côté on se réunit fin août et on fait une mobilisation [en] octobre contre la politique du gouvernement, ce n’est pas notre conception de l’utilité du syndicalisme et de son efficacité », a taclé début septembre Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT.

La division s’explique aussi par les élections professionnelles de la fin de l’année dans la fonction publique, où la CFDT espère ravir la première place à la CGT, un exploit déjà atteint dans le privé en 2017.