Meurtres de la forêt de Boffa : 16 personnes en prison

L’affaire de la tuerie de Bofa-Bayotte, qui a eu comme conséquences immédiates la traque des auteurs du carnage, puis l’arrestation d’une vingtaine de personnes, a eu un nouveau rebondissement ce vendredi à Ziguinchor.

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 Il s’est agi du placement sous mandat de dépôt par le procureur de la République de 16 personnes interpellées dans le cadre de cette affaire. L’affaire de la tuerie de Boffa, qui a eu comme conséquences immédiates la traque des auteurs du carnage, puis l’arrestation d’une vingtaine de personnes, a eu un nouveau rebondissement ce vendredi en casamance.

Le procureur de la République prend le relai de la Section de recherche

Il s’est agi du placement sous mandat de dépôt par le procureur de la République de 16 personnes interpellées dans le cadre de cette affaire. La Section de recherches de la gendarmerie qui a établi son quartier général à Néma a, après près d’une semaine d’interrogatoires, passé le témoin au procureur de la République dans l’affaire de la tuerie de Boffa qui a fait 14 victimes et occasionné l’arrestation de 22 personnes. Poursuivies pour assassinat, association de malfaiteurs, détention d’armes sans autorisation et de participation à un mouvement insurrectionnel, 16 personnes ont été placées sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Ziguinchor hier. 6 ont été libérées par le ministère public.

>> Lire aussi : Tuerie de Boffa : le journaliste René Capain Bassène serait complices des tueurs

C’est l’épilogue d’une enquête judiciaire menée tambour battant par les pandores. Entendus jeudi dernier, les suspects ont d’abord fait l’objet d’un retour de Parquet, avant de refaire face au procureur ce vendredi. Hier comme jeudi, le Tribunal de Ziguinchor était placé sous haute surveillance, avec les Forces de l’ordre qui veillaient au grain au niveau de toutes les artères qui jouxtent le Palais de justice. Seuls les journalistes et quelques proches des personnes auditionnées étaient autorisés à squatter les lieux.

Plusieurs heures d’auditions par la GIGN

Un groupe divisé en deux vagues, avec la première vague qui est arrivée sous une bonne escorte du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) aux environs de 9h, avant que la seconde ne soit mise à la disposition du procureur aux environs de 14h et parmi laquelle se trouvait le journaliste René Capin Bassène. C’est après plusieurs heures d’audition que toutes ces 16 personnes ont été finalement mises sous mandat de dépôt par le procureur de la République et conduites à la Mac de Ziguinchor.

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