Pour contrer les chinois, les tailleurs sénégalais annoncent la création d’une usine à Diamniadio

Le mouvement des tailleurs du Sénégal (MTS) a décidé de mettre en place «une société commune» afin de pouvoir bénéficier d’un site au niveau de la zone industrielle de Diamniadio, pour mettre en place une unité de production, a annoncé son président, Moussa Mbow.

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«Nous envisageons de mettre sur pied une société commune qui sera portée par le MTS et ses partenaires pour pouvoir bénéficier des opportunités qu’offre la zone industrielle de Diamniadio mais aussi de la loi sur le développement et les opportunités africaines (AGOA) dont les autres pays d’Afrique bénéficient, alors que nous n’en bénéficions toujours pas», a déclaré Moussa Mbow. Avant d’ajouter que «les tailleurs et autres artisans contribuent considérablement à l’absorption du taux de chômage».

Il s’exprimait lors d’une réunion d’information et de prise de décision du comité directeur du MTS destinée à expliquer à ses pairs couturiers du département de Mbour les propositions du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne faite aux tailleurs, en présence de leur ministre de tutelle, Mamadou Talla, pour leur permettre de pouvoir faire face aux difficultés qu’ils rencontrent dans le cadre de leurs activités professionnelles.

Pour rappelle, l’implantation d’une unité de confection chinoise dans le pôle urbain de Diamniadio, annoncée le président Macky Sall après la visite du président rwandais Paul Kagamé, a mis en colère les acteurs notamment les artisans et l’Association nationale des tailleurs du Sénégal qui ont fustigé une telle mesure qui selon eux, va tuer les millions d’acteurs dans le secteur et fragiliser le tissu économique.

Aujourd’hui, les tailleurs du Sénégal ont décidé de participer «activement» au Conseil interministériel que le Premier ministre a décidé d’organiser pour passer au peigne au fin les difficultés qui freinent le développement de l’artisanat sénégalais et qui, s’il est bien soutenu, pourrait contribuer à l’émergence du Sénégal.

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