Présidentielles 2019 : « Génération Y », le bras armé de Boubabar CAMARA

Hier, M. Boubacar Camara, l’ex-directeur général des Douanes, ancien secrétaire d’Etat au super-ministère de Karim Wade et plusieurs fois administrateur de sociétés a officiellement déclaré sa candidature pour la présidentielle de 2019. Soutenu par une communication bien pensée, il a évoqué dans une vidéo diffusée à la télé et sur internet les motivations de son engagement politique. qui est Boubacar Camara ? Quels sont ses atouts ? Que représente la Génération Y pour le combat vers la présidence pour M. Camara ?

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Ayant grandi dans la banlieue Dakaroise et supporté la croix et la bannière pour arriver à ces cimes d’épanouissement intellectuel et professionnel, Boubacar Camara, dès sa prime jeunesse, participé à la vie associative à travers son implication dans les mouvements de jeunes.

« J’ai décidé de m’engager en politique, car la situation du Sénégal l’exige. De plus, mon parcours et beaucoup de mes compatriotes m’y encouragent. Plus décisivement, c’est mon devoir, car le peuple sénégalais m’a tout donné. C’est ce pays qui fait battre mon cœur. J’ai envers lui plus qu’une dette de reconnaissance, un devoir de remboursement », déclare cet avocat inscrit au barreau de Paris.

Le parcours

Boubacar Camara est né le 26 juin 1958 à Dakar. Il a grandi entre la Sicap rue 10 et la banlieue dakaroise, à Grand Yoff. Il est diplômé de l’École nationale de Formation maritime de Dakar avant de rejoindre la Marine nationale. Il fut soldat de 2ème classe. En mai 2005, il est diplôme de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble et y soutient sa thèse de doctorat en droit à , avec la mention « Très honorable avec félicitations du jury et autorisation de reproduction » sur « Le Contentieux douanier au Sénégal : Réflexions sur la place du juge dans le traitement des infractions ». L’ouvrage fut publié en décembre 2005.

M. Camara est aussi diplômé de l’ Ecole de Formation du Barreau à Paris et obtient le certificat d’aptitude à la profession d’avocat en octobre 2008 et inspection Générale d’Etat (Ordre de Expert Martime et Cargaisons). Il est Président du Conseil d’administration de Sococim Industries, société du Groupe VICAT et fleuron de l’industrie cimentière en Afrique de l’Ouest. A la faveur de l’acquisition par la Douane sénégalaise de deux patrouilleurs de surveillance maritime, le Diambar et le Dialoré, Monsieur CAMARA se présente au concours des agents brevetés des Douanes. Il fut admis major et devient commandant de navire, avant d’être nommé Chef de la Brigade de Haute mer à la fin de sa formation de contrôleur à l’École des Douanes.  En 1991, il obtient une maîtrise de droit public option administration, un DEA général de droit public en 1992 et un DEAS d’enseignement en 1995. Il est agréé comme expert maritime cargaison en novembre 1994. Il obtient ensuite le Brevet de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) en qualité d’Inspecteur des douanes, et en sort comme major de promotion.

Après la surveillance maritime douanière, il est nommé successivement Chef de visite du Bureau de la Zone Franche Industrielle, vérificateur des opérations commerciales au Bureau des douanes de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, vérificateur au bureau de la valeur en douane et secrétaire permanent de la Mutuelle des Douanes. Bien au fait des technologies de l’Information et de la Communication et maîtrisant les procédures douanières, il participe, dans le cadre du Trade Point Sénégal , à la conception de l’application de collecte électronique des documents, le système ORBUS 2000, complément du système GAINDE 2000 qui ont valu à la Douane Sénégalaise des performances remarquables.

En février 2000, il est major de sa promotion au concours de l’Inspection générale d’État. Il est nommé Directeur général desDouanes en mai 2000. Son passage à la Douane Sénégalaise laisse le souvenir de profondes réformes pour la modernisation et d’un engagement pour la promotion de l’éthique. En 2006, il obtient une disponibilité et se lance dans la consultation dans le domaine douanier et du commerce international. Il parcourt de nombreux pays africains pour partager son expérience. Inscrit au Barreau en France comme avocat à la Cour d’appel de Paris, il se déplace constamment au Sénégal et en Afrique. En mai 2009, il est appelé comme Secrétaire général du Ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Énergie de République du Sénégal. En mai 2011, il est désigné Président du Conseil d’administration de la compagnie aérienne Sénégal Airlines comme représentant du ministère de tutelle.

En juin 2012, il reprend une disponibilité pour activité privée et monte un cabinet de consultation. Il conseille de grands groupes internationaux et des pays africains dans les domaines de l’énergie solaire, des hydrocarbures, du partenariat public privé, de la douane et du commerce international.

Boubacar Camara a pris une retraite anticipée de l’inspection générale d’État, sur sa demande, depuis le 1er juin 2015.

Quels sont ses atouts ? (Avec Oumou Wone)

Boubacar Camara est dépeint comme un de ces nouveaux « héros » capables de concilier différentes valeurs originelles avec la modernité, l’innovation et le partage.

Parmi ceux-ci, qui refusent la résignation, le complexe d’infériorité, le syndrome de dépendance, la chroniqueuse, Oumou Wone parle de Boubacar Camara comme d’un homme profond dont ses forces etses valeurs morales sont mises désormais au service des jeunes, qu’il appelle la génération Y. Peut-être comme Yoff. Mais il en a fallu des efforts, depuis la banlieue dakaroise, à Grand Yoff, jusqu’à devenir ce citoyen modèle, qui illustre aujourd’hui “La Maturité au Service de la Jeunesse.”

D’après Wone, l’ancien entraîneur des lions Bruno Metsu, a salué l’homme en ces termes : ‘’Voici l’un des hommes qui me rend le plus fier de travailler pour le Sénégal et même d’être sénégalais’’ !

Il est vrai, contrairement à l’incapacité à établir les relations entre l’État et la population, de la part de nos dirigeants, hormis dans l’affrontement, Boubacar maîtrise son sujet et l’a prouvé à plusieurs reprises, notamment dans son travail auprès des jeunes. Il a fait de sa passion son métier et va au bout des choses. C’est quand le pays est en difficulté qu’il faut innover, il est parfaitement conscient des nouveaux enjeux de la société. Il est de ceux qui font bouger le Sénégal. Un esprit pur, franc, dénué d’arrière-pensée qui se reflète dans son visage, sa gestuelle, sa manière d’être, une profonde intégrité.

Elle poursuit : « Lorsque je vis l’émission de Mamadou Ibra Kane sur la TFM, ‘Les affaires de la Cité’, c’était enfin l’occasion d’en savoir davantage sur cet intellectuel affable. Dès les premières images, de l, mes impressions, pour ne pas dire convictions, furent assises. Le témoignage de sa mère, peulh jusqu’au tatouage des lèvres, mère veilleuse au sommet de ses 85 printemps si pimpants. Si belle et si alerte dans sa position de mère aimante et aimée. Non, sûrement pas abandonnée ou négligée.

Lui même, élégant et raffiné, dans son intérieur à son image, simple et dépouillé de tout artifice. Sa courtoisie comme une seconde peau, c’est peut être la manière pour Boubacar Camara d’occulter par pudeur ses émotions et de ne pas montrer autre chose que ce qu’il est en vrai, un homme délicat.

Le carcan des politiciens et des lobbystes, des faux semblants et des vrais carriéristes est devenu si pesant que nous aspirons à voir de nouveaux projets. Et par là-même de nouvelles têtes, à entendre de nouvelles voies et des idées neuves dans un pays qui marche traditionnellement avec un caillou dans sa chaussure ! La lenteur de ces notables et ce folklore si bruyant et dépassé, dans un pays si jeune et moderne avec le monde à sa portée, a de quoi énerver !…

Alors pourquoi, me direz-vous notre système ne fait-il pas appel à ces citoyens talentueux et patriotes pour venir l’aider dans les vastes défis auxquels il fait face dans la gestion de notre pays ? Pourquoi s’en priver, alors que notre pays aurait besoin d’un bon coup de balai qui ferait peut-être émerger de nouvelles compétences pour participer à l’effort de développement national ? Des patriotes intègres et engagés, comme c’est le cas de Cheikh Diop, le capitaine du PUDC déjà sur le pont ! Oui Monsieur le Président, nous voulons ce genre d’acteurs, pas de placébo ni de remplaçants !

Boubacar Camara devrait-il faire de la politique somme toute ? Peut être y pense t-il en se rasant ? Et d’ailleurs est-ce interdit de faire de la politique dans un pays démocratique ?

Toujours est-il que c’est rafraichissant pour moi qui aime les intellectuels et abhorre le conformiste de ceux qui ne cherchent qu’à durer, au prix de toutes les hypocrisies.

Piochons donc dans ce vivier au service de la nation et sans modération. Des nouveaux profils pour accélérer le PSE, pour relancer le Sénégal du tourisme, fortifier et défendre nos petites entreprises, débloquer ces dossiers de nos hommes et femmes d’affaires qui dorment dans les tiroirs des ministres, gérer mieux la santé et se doter des appareils indispensables en quantité et qualité, faire des citoyens sénégalais une priorité absolue et non des mendiants dans leur propre pays…Oui, ouvrir le bon œil et secouer ce cocotier !

Comme disait Shakespeare, ce qui ne peut être évité, embrasse-le ! Il est plus que temps d’agir autrement. Je le dis à nos représentants et élus, pour l’avenir, s’ils préfèrent enfiler des écharpes que de prendre des vestes, mieux vaut sonner maintenant le clairon que d’entendre bientôt la cornemuse.

« La Génération Y » 

Au milieu de l’année 2016, la «Génération Y» est née.  Il s’agit d’un Mouvement citoyen de jeunes qui traduit l’engagement à servir la jeunesse africaine et sénégalaise et la conviction et transcendant les appartenances politique, religieuse ou confessionnelle. A ce stade, le mouvement est donc apolitique et n’est affiliée à aucune organisation de quelque nature que ce soit.

Pour M. Camara, le mouvement se veut une plate forme de transmission générationnelle, un lieu idéal pour passer le flambeau aux jeunes dans le respect de leur identité et en s’appuyant sur les valeurs qui font le charme de l’Afrique et du Sénégal.

Aujourd’hui que M. Camara a officialisé son engagement à faire de la politique, autrement, il est certain qu’il s’appuiera sur le réservoir que constitue la « Génération Y ».

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