URGENT ! Deux missiles ont été interceptés au dessus de Riyad en Arabie Saoudite

Deux missiles balistiques, tirés par les rebelles Houthis du Yémen soutenus par l’Iran, ont visé mercredi la capitale saoudienne Ryad, a indiqué le porte-parole de la coalition qui intervient militairement contre ces insurgés.

Les forces de la défense anti-aérienne d’Arabie saoudite ont intercepté mercredi deux missiles au-dessus de la capitale du pays, fait savoir la chaîne locale « Al-Ekhbariya ». Selon ce média, le tir a été effectué depuis le Yémen.

Les Houthis ont confirmé avoir frappé des «cibles économiques» situés dans la capitale saoudite. Il n’y a pas d’information concernant d’éventuels dégâts infligés par cette attaque.

Plus tôt quatre fortes détonations ont été entendues en centre-ville.

Ces derniers mois, le mouvement houthi contre lequel Riyad combat au Yémen a intensifié les tirs de missiles visant le territoire saoudien. Au total les Houthis ont lancé une centaine de missiles contre son voisin à la tête d’une coalition militaire embourbée dans un conflit qui s’avère sans issue depuis trois ans…

« Cette action hostile de la milice des Houthis soutenue par l’Iran prouve la poursuite de l’implication du régime iranien » dans le conflit au Yémen, a affirmé l’officier saoudien cité par l’agence SPA.  Al-Massirah a aussi revendiqué le tir de missile rebelle vers Jazane.
Les tirs de missiles mercredi vers l’Arabie Saoudite sont intervenus au lendemain de l’annonce du retrait américain de l’accord nucléaire avec l’Iran. Ryad a déclaré soutenir la décision du président Donald Trump.

Depuis novembre dernier, les rebelles houthis du Yémen ont intensifié les tirs de missiles balistiques en direction de l’Arabie Saoudite, y compris la capitale Ryad. Selon le quotidien américain The New York Times, un commando de bérets verts, les forces spéciales américaines, a été déployé fin 2017 à la frontière saoudienne avec le Yémen pour aider Ryad à trouver et détruire les caches de missiles des Houthis.
L’Arabie Saoudite intervient depuis mars 2015 au Yémen pour tenter de rétablir le gouvernement reconnu internationalement.  Les rebelles yéménites houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme), contrôlent la capitale Sanaa, ainsi que le nord et une bonne partie de l’ouest du pays.

La guerre au Yémen a fait quelque 10.000 morts, plus de 54.000 blessés et provoqué « la pire crise humanitaire au monde », selon l’ONU.  Lundi, au moins six personnes ont été tuées et 30 blessées dans deux frappes aériennes successives de la coalition militaire sous commandement saoudien menées sur les bureaux de la présidence yéménite, utilisés par les rebelles houthis dans le centre de la capitale Sanaa.

Ces bureaux sont situés dans le quartier central Tahrir, l’un des plus animés de la capitale yéménite pendant l’ouverture des bureaux et des commerces.

Une source médicale a donné à l’AFP un bilan d’au moins six morts et 30 blessés.
Les deux frappes ont visé « des dirigeants houthis de premier et deuxième rangs », selon des « informations sûres du renseignement », a affirmé à Ryad Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition qui intervient au Yémen depuis 2015. Sans préciser le bilan humain des frappes, il a parlé d’un « coup dur » pour les rebelles.

La coalition sous commandement saoudien intervient au Yémen en soutien au gouvernement contre les Houthis, maîtres de la capitale et de vastes territoires du nord et de l’ouest du pays.