(VIDEO) « Ne me sacrifiez pas « , l’appel au secours de l’otage française Sophie Pétronin à Macron

Dans une vidéo de 7 minutes, reçue mi-juin et que son comité de soutien (www.liberons-sophie.fr) a décidé de mettre en ligne ce jeudi 6 septembre, l’otage française de 73 ans, regard fatigué et visage émacié, s’adresse d’abord à sa famille puis au chef de l’Etat.

D’une voix faible, la tête couverte d’un foulard, la travailleuse humanitaire originaire de Bordeaux s’adresse à Emmanuel Macron à qui elle rappelle ses engagements, pendant la campagne présidentielle, de protéger tous les Français.

 

La septuagénaire Sophie Pétronin, qui, au moment de son enlèvement à Gao dans le nord du Mali, le 24 décembre 2016, dirigeait une association d’aide aux orphelins, affirme redouter de devenir une otage sacrifiée après avoir été une otage oubliée.

Elle demande également à son fils Sébastien Chadaud-Pétronin de venir la voir, en le rassurant sur sa sécurité.

Des gros plans sur son visage, les yeux emplis de larmes, alternent avec des plans plus larges, où elle apparaît visiblement affaiblie et malade, comme on peut le voir dans la vidéo.

« Urgence »

La semaine dernière, Sébastien Chadaud-Pétronin avait appelé le gouvernement à l’aider à rendre visite à sa mère. Il a rencontré en début de semaine un conseiller spécial du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Le fils de l’otage Sophie Pétronin,  a fait savoir à l’AFP que « le gouvernement n’était pas opposé au fait » qu’il se rende sur place.

« C’est en train de s’organiser », a précisé Lionel Granouillac, neveu de Sophie Pétronin et membre du comité de soutien, en rappelant « l’urgence » de faire libérer l’otage au vu de son état de santé.

La vidéo montre également la religieuse franciscaine colombienne, Sœur Gloria, également otage, qui aide à boire ou essuie délicatement le visage de sa codétenue.

Dans la vidéo, Gloria Cecilia Narvaez Argoti, enlevée le 7 février 2017 à Karangasso, près de Koutiala, dans le sud du Mali, en appelle également au pape François pour sa libération.