Abdoulaye Sèye utilisait des photos obscènes de sa tante pour la forcer à coucher avec elle !

Une affaire de moeurs sur fonds de chantage sexuel a secoué hier la cour de justice de Dakar. Un nommé Abdoulaye Seye était devant la barre contre la femme de son propre oncle. Cette dernière l’accusait d’extorsion d’images à caractère sexuel et de chantage. 

La société sénégalaise est devenue malade. Et cela, ce n’est pas le public et les avocats qui ont assisté au procès opposant Abdoulaye Sèye et la femme de son oncle M. S. Ndiaye, qui vont le contredire. Ce qui était impensable, il y a de cela quelques années, est devenu possible. La partie civile, M. S. Ndiaye qui a porté plainte contre le neveu de son mari, a vécu dans sa chair une manifestation de ce délitement de notre société.

La dame, selon le prévenu, aurait réussi à séduire son oncle émigré par les images nues qu’elle lui aurait envoyées. La plantureuse dame avait l’habitude d’exciter son mari émigré avec des images où elle apparaissait nue et aussi des vidéos de ses parties intimes. Ce sont ces photos que le prévenu a réussi, par on ne sait quelle magie, à se procurer, avant de faire chanter la plaignante.

Au début, selon M. S. Ndiaye, elle ne croyait pas trop aux dires et menaces du prévenu jusqu’à ce qu’il lui envoie une des vidéos. Elle s’en est ouverte d’abord à la femme du prévenu puis à son propre mari à elle. D’ailleurs, la femme d’Abdoulaye Sèye avait menacé de se suicider si jamais son mari mettait les photos et vidéos en ligne dans les réseaux sociaux.
Pour sa défense, le prévenu a prétendu que la dame court depuis des mois derrière lui, en lui faisant assidûment la cour. C’est dans ce sens qu’elle lui a envoyé les vidéos et photos où elle montrait sa nudité pour le charmer. Un chantage qui a fait dire à Me Mouhamadou Moustapha Dieng, avocat de la partie civile, qu’il n’y a plus de morale dans ce pays.
« Le prévenu n’est pas un homme bien. Il s’est comporté de manière horrible et éhontée à l’endroit de la femme de son oncle. Il a servi devant vous une version abjecte des faits. Le prévenu a essayé de la séduire en lui envoyant des SMS sur son téléphone portable. Il a dit à la dame que j’ai vos vidéos intimes avant de la faire chanter. Il cherche à cacher sa perversité (…) Cette violence faite aux femmes doit être punie. Les motifs de sa condamnation sont abondants. Je suis outré par le comportement de cet individu. Ma cliente demande 10 millions de francs de dommages et intérêts » a plaidé Me Dieng.
Selon le maître des poursuites, la constance dans ce dossier est que le prévenu détenait des images de la partie civile. « La collecte n’est pas non plus contestée. La partie civile dit qu’elle ne lui a jamais envoyé ses images. La dame n’a su qu’il détenait ses vidéos que lorsqu’il l’a menacée de les diffuser sur le net (…) Il convient donc de le déclarer coupable des faits pour lesquels il est poursuivi et pour la répression le condamner à six mois ferme », a requis le procureur.
D’après Me Assane Dioma Ndiaye, avocat de la défense, l’affaire aurait pu être réglée en douce. « Vous avez deux thèses qui s’affrontent, M. le Président. Celle de la partie civile qui soutient que le prévenu a capturé ses images. Elle dit qu’elle avait donné son téléphone à sa maman et que c’est à partir de là-bas que le prévenu a pu capturer les images. L’autre thèse c’est celle du prévenu qui soutient que c’est la femme de son oncle qui lui a volontairement envoyé les images et autres vidéos (… ). On ne peut pas faire une indivisibilité de l’article 431. On n’a pas la preuve que c’est mon client qui a collecté. Il dit que c’est la dame qui courait après lui et qui lui a envoyé (…).
Quand on dit que la diffusion d’images est attentatoire aux bonnes mœurs, il faut que la diffusion soit publique. Or, les images ne sont pas sorties du couple. Mon client a respecté le caractère confidentiel de ces images », a plaidé le grand défenseur des droits de l’homme, avant d’inviter le tribunal à étudier l’affaire avec beaucoup de tact. Une affaire mise en délibéré pour ce vendredi 21 février, selon quotidien Le Témoin.
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