Accident de LSS : « Elle avait perdu sa mère un an auparavant, son bébé d’un an ne cesse de pleurer … « 

Cité Assane Diop des HLM Grand Yoff. C’est ici que vivait Ndèye Mama Mané, la dame atrocement tuée lors de l’accident, survenu, ce jeudi, non loin d’ici, à hauteur de la passerelle qui fait face au stade Léopold Sédar Senghor. La maison mortuaire, un immeuble R+3, peint en marron, est prise d’assaut par les voisins, parents et amis de la victime.

Des chaises en plastiques, installées à l’entrée accueillent les visiteurs. Les uns sont pleurs, les autres égrènent leurs chapelets, priant en sourdine pour le repos de l’âme de la défunte. L’atmosphère du deuil est pesant. La disparue habitait avec ses enfants au deuxième étage. Ces derniers sont aujourd’hui orphelins avec le décès brutal de leur mère. Les cris d’un enfant déchirent les murs et fendent les cœurs de ceux qui sont venus présenter leurs condoléances à la famille éplorée. « C’est son bébé qui pleure. Il a fêté son premier anniversaire il y a juste une semaine. On dirait qu’il sait que sa mère est décédée. Il n’arrête pas de pleurer depuis ce matin », a expliqué l’une des voisines de la victime, en pleurs. Cette dernière a vu la défunte la veille.

« Elle est venue hier (mercredi) remettre une somme d’argent à ma mère pour le peintre. Elle était en train de préparer le retour de son mari qui se trouve actuellement à Dubaï. Et elle voulait repeindre son appartement pour le rendre plus attrayant avant l’arrivée de son époux », nous explique une dame, sous le couvert de l’anonymat. Elle dépeint la victime comme une personne travailleuse et très calme. « Chaque jour, elle se réveillait à 6 heures du matin aller bosser. Elle rentrait vers 16h30. Elle était une bonne voisine qui respectait beaucoup ma mère », témoigne-t-elle.

Bineta Diatta est la cousine de Ndeye Mama Mané. Elle l’a vue pour la dernière fois, il y a juste deux jours et elle ne doutait que ce serait leur dernière rencontre. « Elle s’est toujours occupée de ses parents. Elle était une femme pieuse et travailleuse. Elle avait fait une formation en gestion comptabilité et avait commencé à exercer au port de Dakar. La dernière fois qu’on s’est vues, elle me faisait part de ses projets. Elle avait l’ambition de s’activer dans la couture et le commerce », a témoigné Bineta Diatta, révélant qu’elle sera inhumée, ce vendredi au cimetière de Pikine au côté de sa mère, décédée, il y a un an. « Les hommes sont allés chercher le corps à l’hôpital. Elle ne méritait pas de mourir ainsi », regrette Bineta, en pleurs.da

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