Accusée d’acte contre nature, La lesbienne Awa Watt assume et se défend

Elle a défrayée la chronique au Sénégal, à 23 ans seulement, la lesbienne Awa Watt se défend. Placée sous mandat de dépôt depuis le 22 août pour acte contre nature, menace de mort, dommage à la propriété d’autrui, elle a comparu, ce vendredi, devant le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye.

Petite de taille, teint noir, emmitouflée dans un ensemble brodé de la même couleur, celle que son entourage taxe d’aliéné n’en a cure des charges qui pèsent sur elle. Malgré le voile qu’elle a mis sur la tête pour se soustraire des regards indiscrets, la couturière n’hésite pas à se retourner pour jeter des coups d’?il à l’assistance.

« Coumba Dramé et moi, vivions un amour parfait »

Cependant, son procès n’a pas pu se tenir. Il a été renvoyé pour la deuxième fois et ce, jusqu’au 1er octobre prochain pour la convocation des parties civiles Coumba Dramé et sa mère Siré Dramé.

En attendant son face-à-face avec le juge, la prévenue a exposé ses arguments de défense devant les enquêteurs. Dans le procès-verbal d’enquête de police, Awa Watt a déclaré : « J’ai rencontré Coumba Dramé le 3 janvier dernier dans son quartier Médina Gounass (Thiaroye) à l’occasion d’un concert. Puisque je suis une bonne danseuse, Coumba est venue vers moi et m’a déclaré sa flamme en me disant que je lui plaisais beaucoup. Nous avons échangé nos numéros de téléphone. Un jour, elle est venue chez moi à Yeumbeul et y a passé la nuit ». Avant de poursuivre : « Après 3 jours, elle m’a appelée pour me dire que son enfant était malade. Sans perdre du temps, je me suis rendue chez elle en lui apportant du lait et la somme de 2000 FCFA ».

Toujours dans son interrogatoire, la célibataire sans enfant s’est justifiée : « Je dépensais énormément d’argent pour elle. Je l’entretenais comme ne le ferait jamais un homme. Elle m’avait confié qu’elle était divorcée depuis deux ans et qu’elle n’avait pas les moyens de s’occuper de ses 3 enfants dont l’une est une déficiente mentale. J’avais eu pitié d’elle. Du coup, nous vivions un amour parfait. Elle vivait pratiquement chez moi et séjournait régulièrement dans ma chambre ».

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