ACTE XIX des “GILETS JAUNES” : Les soldats pourront “aller jusqu’à l’ouverture du feu” selon Le Général Bruno Leray

Interrogé sur France Info ce vendredi matin, le général Bruno Leray, responsable des forces militaires mobilisées pour l’acte XIX à Paris, a confirmé que les soldats pourraient faire usage de leurs armes.

« Ils [les soldats] ont différents moyens d’action pour faire face à toute menace : ça peut aller jusqu’à l’ouverture du feu ». Interrogé sur France Info ce matin à propos des consignes données aux soldats qui seront sous son autorité pour l’acte XIX à Paris, le gouverneur militaire de Paris a donc confirmé la possibilité d’ouverture du feu « si leur vie est menacée ou celle des personnes qu’ils défendent ».

Ces propos font écho aux inquiétudes soulevées par plusieurs soldats depuis l’annonce de l’emploi des militaires pour sécuriser certains lieux dans la capitale ce samedi. S’inquiétant de l’absence de préparation et de matériel spécifique pour les opérations de maintien de l’ordre, un militaire de l’opération Sentinelle déclarait : « Malheureusement, il risque d’y avoir des morts ». Confronté à ces propos, le général Bruno Leroy a refusé d’y répondre. Celui-ci a toutefois précisé se voulant rassurant : « Les ordres seront suffisamment clairs pour qu’il n’y ait aucune inquiétude en la matière ».

Mais, interrogé sur le concret, les propos du militaire sont plus qu’inquiétants. D’abord, celui-ci a infirmé l’usage uniquement statique des forces : « Non, ils ne feront pas que des gardes statiques, les soldats utilisent des modes d’action qui sont extrêmement mobiles ». Avant d’évoquer le scénario d’ouverture de feu affirmant : « c’est arrivé par le passé, au Louvre ou à Orly », c’est-à-dire à l’occasion d’attentats terroristes.

Cette comparaison a de quoi renforcer les interrogations. « Notre sujet, c’est la lutte anti-terroriste », affirme le général, sous-entendant par-là que les unités ne participeront au maintien de l’ordre. Sauf que le scénario à risques évoqué par nombre d’observateurs et de militaires eux-mêmes, c’est justement celui d’une confrontation entre certains manifestants et les militaires, une crainte renforcée par le fait que les cortèges sont souvent très mobiles et désorganisés lors des actes des Gilets Jaunes. Une interrogation à laquelle les autorités gouvernementales et militaires semblent incapables de répondre.

Le général Bruno Leray affirme avoir répondu aux sollicitations de France Info sur son initiative personnelle et ne pas avoir reçu de consignes. Difficile à savoir, mais du point de vue du gouvernement, le signal politique est clair : il s’agit d’intimider les manifestants pour espérer contenir les débordements qui ont lieu lors des actes précédents. Une opération dont le risque est clair : la possibilité de l’ouverture du feu et des éventuels morts qui pourraient s’en suivre.

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