Affaire Ghosn : Le président Macron « attaché à la présomption d’innocence »

EMMANUEL MACRON INAUGURE LA LIGNE DE MONTAGE DU VEHICULE TRAFIC III A L' USINE RENAULT DE SANDOUVILLE. EN PRESENCE DU PDG DE RENAULT, CARLOS GHOSN -

Le président doit évoquer avec le Premier ministre nippon l’avenir de l’alliance entre les deux constructeurs, sept mois après l’arrestation de Carlos Ghosn.

Attention, sujet sensible. Le président Emmanuel Macrona réaffirmé avec force ce mercredi l’attachement de la France à l’alliance Renault-Nissan, au début de sa première visite présidentielle au Japon en vue du G20, sur fond de vives tensions entre les deux constructeurs automobiles. 

Quatre inculpations

Carlos Ghosn, ancien PDG de l’alliance automobile Renault-Nissan, fait l’objet de quatre inculpations par la justice japonaise pour des malversations financières présumées. Il a passé au total quelque 130 jours en détention et est désormais assigné à résidence dans la capitale nippone, sous de strictes conditions lui interdisant notamment de voir ou contacter sa femme.

Interpellé sur ce sujet, Emmanuel Macron a rappelé être « attaché à la présomption d’innocence, au respect des droits de la défense », mais « nous le sommes pour tous nos ressortissants sans distinction de catégorie et de classe », a-t-il souligné.

Emmanuel Macron a également indiqué être « attaché au principe de la présomption d’innocence », a rapporté BFMTV, alors que le traitement de l’affaire par la justice nippone a fait l’objet de critiques, tout en précisant qu’il n’était pas de son ressort de « s’immiscer » dans ce processus. 

Le président devait discuter du dossier Renault-Nissan avec le Premier ministre Shinzo Abe qui le reçoit dans ses bureaux avant une conférence de presse commune et un dîner avec leurs épouses dans un quartier branché de la capitale. 

« Un groupe français qui a sauvé un groupe japonais »

Mardi, au cours d’une assemblée générale d’actionnaires tendue, le patron de Nissan Hiroto Saikawa a ouvert la porte à une remise à plat de l’alliance, tout en se disant disposé à explorer les différentes pistes avec le président de Renault, Jean-Dominique Senard, arrivé en début de semaine au Japon. 

Selon Emmanuel Macron, il ne faut pas oublier que « c’est un groupe français qui a sauvé un groupe japonais (…) avec le respect des traditions et des équilibres ». Le président n’a pas évoqué le récent projet, remisé pour l’instant, de fusion entre Renault et le groupe Fiat Chrysler. Il est accompagné par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, l’un des hommes clés du dossier puisque l’Etat français détient 15% du capital de Renault. 

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