“Affaire Sonko Sweet-Beauty” : Me Dior Diagne a porté plainte devant la brigade de lutte contre cybercriminalité

L’avocate Me Dior Diagne est dans tous ses états après les accusations parues ce matin sur les réseaux sociaux, la présentant comme l’avocate ayant rédigé la plainte de Adji Sarr. L’avocate pour qui tout cela n’est qu’un tissu de mensonges, a déposé une plainte devant la brigade de lutte contre la cybercriminalité.

Voici le contenu de la plainte :


MONSIEUR LE COMMISSAIRE DE LA BRIGADE SPECIALE DE LUTTE

CONTRE LA CYBERCRIMINALITE OBJET: PLAINTE CONTRE X

Monsieur le Commissaire,

“II m’a été donné de constater que ce matin du vendredi 12 février 2021 des informations circulent sur les réseaux sociaux selon lesquelles j ‘aurais rédigé, à une heure du matin, la plainte déposée par Madame Adji Sarr dans une affaire de mœurs qui défraie la chronique actuellement. Je viens par la présente vous saisir d’une plainte contre X pour les faits suivants :
Selon les mêmes informations j’aurais même hébergé Madame Adji Sarr à mon domicile. De telles affirmations mensongères ont fait l’objet de nombreux partages dans les réseaux sociaux.
Je tiens à préciser que ces allégations ne sont sorties que de l’imaginaire fertile de leurs rédacteurs. Je ne connais pas Adji Sarr, je n’ai rédigé aucune plainte pour son compte et je ne l’ai jamais hébergée chez moi. Je l’aurais fait, je l’aurais assumé publiquement et en toute responsabilité.

De telles allégations ternissent mon image et sont de nature à porter atteinte à mon honneur et à ma réputation.

Les faits ainsi décrits constituent une diffamation et une collecte illicite de données à caractère personnel prévues et parues notamment par les articles 258 et 431-27 du code pénal.

« Que l’article 258 code pénal dispose que: « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. Lorsqu’elle a été faite par l’un des moyens visés à l’article 248, elle est punissable même si elle s’exprime sous une forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés mais dont l’identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces écrits ou imprimés, placard ou affiches incriminés.

Que l’article 437-27 dispose : « Celui qui recueille, à l’occasion de leur enregistrement, de leur classement, de leur transmission ou d’une forme de traitement des données à caractère personnel dont la divulgation aurait pour effet de porter atteinte à la considération de l’intéressé ou à l’intimité de sa vie privée, porte, sans autorisation de I’intéressé, ses données à la connaissance d’un tiers qui n’a pas la qualité pour les recevoir est puni d’un emprisonnement d’un an à sept ans et d’une amende de 500.000 francs à 10.000.000 FCFA ou de l’une de ces peines. »
En l’espèce, les allégations précitées portent atteinte à l’intimité de ma vie privée dès lors que les auteurs m’ont visée nommément avec ma photo à l’appui et ont partagé ces données à l’aide de moyens de diffusion publique tels que les communications électroniques.
C’est la raison pour laquelle je porte plainte contre X pour qu’une enquête soit ouverte aux fins d’identifier les auteurs et diffuseurs de ces allégations mensongères ainsi que toute personne impliquée dans cette affaire.

En comptant sur votre diligence habituelle, je vous prie de croire Monsieur le commandant, à l’assurance de ma considération distinguée.

Signé Maitre Dior Diagne

Avocat à la Cour SCP Sow Seck Diagne et associés


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