AIR FRANCE KLM : Qui est Benjamin SMITH, le remplaçant de Franck TERNER ?

Air France a annoncé le départ de son directeur général, Franck Terner, qui sera remplacé par le nouveau directeur général d’Air France-KLM, Benjamin Smith, jusqu’au 31 décembre, « au plus tard », à l’issue d’un conseil d’administration, jeudi 27 septembre.

« Benjamin Smith aura comme missions prioritaires de définir la vision stratégique à court et moyen terme d’Air France, d’apporter une solution aux enjeux salariaux, et de proposer l’organisation de la future direction générale de la compagnie », a déclaré Anne-Marie Couderc, la présidente des conseils d’Air France-KLM et d’Air France, dans un communiqué.

Le directeur général du groupe franco-néerlandais, qui a pris ses fonctions il y a dix jours, a pour sa part assuré que ses « premières rencontres de travail avec les équipes d’Air France et les représentants des organisations syndicales (l)e rendent confiant dans notre capacité à construire ensemble l’avenir et le succès d’Air France ».

Un départ réclamé par les syndicats

Le départ de Franck Terner était réclamé par les syndicats, qui le tiennent pour responsable de l’échec du dialogue social au sein de la compagnie tricolore lors du conflit du printemps autour de leurs revendications salariales.

Anne-Marie Couderc lui a rendu hommage en saluant en Franck Terner « un grand professionnel reconnu du transport aérien, pendant 36 années au service du groupe ».
Le conflit chez Air France, marqué par 15 journées de grève de février à juin dont le coût a été évalué à 335 millions d’euros, a conduit à la démission en mai de l’ex-PDG Jean-Marc Janaillac.

Benjamin SMITH,  ex-numéro 2 d’Air Canada, un habile négociateur

C’est un quasi inconnu qui devait prendre, lundi 17 septembre, la direction générale d’Air France-KLM. Rares sont ceux, syndicalistes, dirigeants du transport aérien ou industriels de l’aéronautique, qui ont déjà rencontré Benjamin Smith.

Agé de 47 ans, ce Canadien, né d’un père australien et d’une mère hongkongaise, est un homme pressé. Au sein d’Air Canada, la principale compagnie du pays, M. Smith a gravi quatre à quatre les marches du pouvoir. « Il est monté rapidement dans la société », jusqu’au poste de numéro deux, pointent ensemble Leslie Dias et Benoît Lapointe, respectivement représentante nationale et délégué syndical d’Unifor, l’une des principales organisations représentatives d’Air Canada avec 5 000 syndiqués sur 27 000 salariés.

Benjamin (Ben) Smith est tombé tout petit dans la marmite du transport aérien. Encore étudiant en licence d’économie, il travaille déjà dans une compagnie aérienne, Air Ontario. A peine diplômé d’un Bachelor of Arts in Economics de l’université de Western Ontario, il ouvre une agence de voyages à destination des entreprises. L’aventure durera un peu moins de dix ans. En 2002, il rejoint Air Canada. A l’époque, la compagnie n’est pas au mieux. Depuis sa privatisation, en 1989, elle a connu quelques hauts mais surtout beaucoup de bas, jusqu’à être placée en redressement judiciaire en 2003.

Paradoxalement, cette mauvaise passe va être la chance de Ben Smith et lui permettre de faire ses preuves. Il est notamment chargé de lancer Tango, la première filiale à bas coûts d’Air Canada. L’expérience n’est pas véritablement couronnée de succès. Tango bat très vite de l’aile et doit arrêter les frais en 2004.

 

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