Angleterre : Gemma Watts, se faisait passer pour un adolescent de 16 ans afin d’abuser sexuellement de jeunes filles

Sur les réseaux sociaux, elle était Jake Waton, 16 ans, mais dans la vie, Gemma Watts est une femme de 21 ans. Cette Britannique vient d’être condamnée à 8 ans de prison pour agressions sexuelles sur des jeunes filles, rapporte BBC News.

L’accusée se faisait passer, en ligne, pour un adolescent afin de mieux piéger ses potentielles victimes à travers toute l’Angleterre. Après avoir choisi des adolescentes de 13 à 16 ans, elle entrait en contact avec elles puis demandait d’abord des photos intimes avant de les rencontrer officiellement.

Si elle n’a plaidé coupable d’abus que sur quatre jeunes filles, la police pense que Gemma Watts a pu au moins s’en prendre à 50 victimes au total. Pour paraître plus crédible à leurs yeux, elle attachait ses cheveux en chignon, portait une casquette de baseball, des sweats à capuche et des survêtements. Jusqu’à ce que la police les informe qu’elles fréquentaient en fait une femme majeure, les victimes étaient persuadées qu’elles entretenaient une relation avec un garçon de leur âge. BBC News ajoute que Gemma était tellement convaincante dans son rôle qu’elle a même rencontré certains parents en tant que Jake.

“Je l’aimais tellement”

«Leur jeunesse, et vous le saviez bien, les rendait plus naïves», a lancé la juge Susan Evans à Gemma Watts lors du procès. «Cela a changé la vie de toutes les victimes», a ajouté l’agent Phillipa Kenwright qui a fait savoir qu’elles étaient toutes tombées sous le charme de Gemma Watts. Une adolescente de 14 ans a fait savoir que son «cœur avait explosé» lorsque la police lui a révélé la triste vérité. «Mon cœur s’est arrêté. Je ne pouvais plus respirer… Je l’aimais tellement», a-t-elle déclaré par le biais d’un communiqué lu au cours des audiences.

Deux victimes ont même essayé de se suicider à plusieurs reprises après leur expérience. «C’est un cas choquant qui doit servir de rappel à propos des prédateurs prêts à exploiter des enfants», a encore fait savoir l’inspecteur Nicholas Plummer. «Les parents devraient avoir assez confiance en leurs enfants pour parler avec eux de leurs activités en ligne».


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