Après Carlos Ghosn, le Japon demande à Interpol d’émettre un avis de recherche pour Carole

Les autorités japonaises ont demandé à Interpol, jeudi 09 janvier, l’émission d’une « notice rouge » pour l’épouse de l’ancien président de Renault-Nissan. Les procureurs la soupçonnent d’avoir soudoyé ou fait pression sur plusieurs témoins clés.

Les autorités japonaises ont demandé à Interpol d’émettre un avis de recherche (« notice rouge ») pour Carole Ghosn, l’épouse de l’ancien président de Nissan et de Renault qui a fui au Liban, a rapporté samedi la presse locale.

Si cette notice rouge venait à être émise, le couple Ghosn pourrait voir s’amenuiser ses chances de voyager hors du Liban, écrit le journal Mainichi.

Citant des sources non identifiées, le journal et d’autres organes de presse japonais indiquent que la demande de Tokyo a été formulée jeudi.

Aucun commentaire n’a été obtenu dans l’immédiat auprès du ministère japonais de la Justice.

Aucun accord d’extradition

Reuters a appris jeudi de source judiciaire que Carlos Ghosn, qui possède les nationalités française, libanaise et brésilienne, n’avait pas le droit de quitter le Liban et devait maintenir les autorités informées de son lieu de résidence.

L’homme d’affaires a fui fin décembre le Japon, où il était placé depuis avril dernier en résidence surveillée et devait être jugé pour des accusations de malversations financières.

S’exprimant publiquement pour la première fois depuis son arrivée au Liban, pays où il a passé son enfance, Carlos Ghosn a déclaré mercredi qu’il était victime d’un complot et a dénoncé les conditions dans lesquelles il avait été détenu puis assigné à résidence au Japon.

Le Japon et le Liban n’ont aucun accord d’extradition.

 


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