Attentat contre Emmanuel Macron : les aveux glaçants d’un membre des « Barjols »

Un attentat visant Emmanuel Macron a été déjoué mercredi 7 novembre. Un suspect âgé de 62 ans a été arrêté par la DGSI.

Emmanuel Macron aurait bien pu être poignardé au milieu de la foule, mercredi 7 novembre, à Charleville-Mézières (Ardennes). Les membres de l’ultradroite arrêtés le 8 novembre sont passés aux aveux.

Ils ont admis qu’un attentat était prévu contre le président de la République. Derrière ce projet terroriste, Jean-Pierre B., 62 ans, retraité, ancien négociant en bois et membre d’un groupe identitaire d’extrême droite, les Barjols. Il animait lui-même la page Facebook du mouvement pour le département de l’Isère, où il habitait.

Un suspect déjà surveillé par la DGSI

Début septembre, il poste : « Je cherche des patriotes, des vrais, pas des figurants. » Sur cette page, de nombreuses vidéos très engagées, qui critiquent Emmanuel Macron et sa politique. Jean-Pierre B., avec un complice, s’est rendu en Moselle, où se trouvait Emmanuel Macron. Dans leur véhicule, des enquêteurs ont retrouvé un couteau avec une lame en céramique, une matière que les détecteurs de métaux ne détectent pas. Pour les enquêteurs, le profil passe-partout de Jean-Pierre B. était parfait pour approcher le président. Il était cependant surveillé par la DGSI depuis quelques temps, ce qui a permis de l’arrêter. Il est toujours en garde à vue dans les locaux des renseignements français. Une enquête pour « association de malfaiteurs terroristes » a été ouverte.

Déplacement suspect

Dans cette affaire, une femme interpellée mardi a été remise en liberté ce vendredi matin, a fait savoir une source judiciaire. Âgée de 61 ans, elle avait été arrêtée en Isère. Jeudi soir, la garde à vue d’un homme, interpellé pour sa part en Ille-et-Vilaine, avait déjà été levée.

Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) étaient passés à l’action en remarquant que Jean-Pierre B., domicilié en Isère, s’était déplacé « dans l’est » de la France, alors qu’Emmanuel Macron s’y trouvait pour les commémorations de la Grande Guerre, selon une source proche du dossier. Une enquête préliminaire avait été ouverte le 31 octobre par le parquet de Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

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