Au Sénégal, une négligence au Ministère de l’Agriculture prive 500 agents de salaire !

C’est à peine croyable qu’à ce niveau de responsabilité que l’on puisse commettre de telles erreurs et mettre en précarité le vécu de centaines de familles au Sénégal. Jusqu’à ce jeudi 12 décembre, les 500 agents de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) dont prés de 100 chercheurs qui font partie de la crème des agents de l’état du Sénégal n’ont toujours pas perçu leur salaire du mois de Novembre.

Et pour cause une erreur dans la transmission de l’engagement au Trésor publique. En effet, le ministère de l’agriculture (MAER) à travers son service de contrôle des opérations financières (COF) aurait oublié tout simplement d’apposer son visa.

En outre, le ministère a attendu le 08 décembre pour procéder au virement des salaires pour cette institution étatique qui joue un rôle prépondérant dans l’agriculture, l’élevage, la foresterie, la pêche … au Sénégal.

D’après le personnel, ce retard dans le paiement des salaires est constaté depuis prés de deux ans maintenant et que certains agents sont contraints d’anticiper tous les mois au paiement de certains frais comme la scolarité de leurs enfants, de la location… D’autres qui n’ont pas d’alternatives sont obligés d’attendre et de subir cette situation invivable.

Et c’est encore à peine croyable que l’institution ne jouis pas d’une attention qu’elle aurait du bénéficier auprès du ministère. En effet, sur les dizaines de services rattachés au MAER, seul l’ISRA acquiert un retard dans le paiement des salaires. Le plus souvent, c’est à partir du 08 du mois que les virements se font. Une situation d’autant plus préoccupante que depuis sa nomination, le « nouveau » ministre de l’agriculture, Moussa Baldé, n’a jamais mis les pieds à l’institut pour s’enquérir de la situation de la boite comme il est de coutume dans tous les ministères du Sénégal. 

Dans un pays où le chef de l’état a appelé, à travers le slogan « FAST TRACK », à plus d’efficacité et de rigueur dans le traitement des affaires publiques, de telles négligences sont à bannir au sommet de l’état.

PARTAGER

FAIRE UN COMMENTAIRE

SVP faire un commentaire !
SVP entrer ici votre nom