Aujourd’hui 11 mai, l’Afrique et le monde commémorent la mort de Bob Marley (photos + Vidéo)

Tous les 11 mai, le monde entier, l’Afrique avec, célèbrent l’anniversaire de la mort de Bob Marley. Chaque année la commémoration de la mort du reggae-man revêt des atouts particuliers dans les villes africaines.

Sur les radios et les télévisions, des émissions entières lui sont consacrées et ses chansons sont diffusées à longueur de journées. En sillonnant les rues de Bamako, Conakry, Lagos, Ouaga, Niamey, Accra ou Addis-Abeba, on croise à tout bout de champ des reggae men dreadlocks en broussaille. Et même, des sans dreadlocks arborant des tee-shirts à l’effigie du reggae man jamaïcain et des bonnets aux couleurs vert-jaune-rouge, y compris sur les têtes des personnes dont on devine sous le bonnet qu’il n’y a pas de cheveux…

D’une star, il est devenu un héro mondial

Robert Nesta Marley, alias Bob Marley reste gravé dans la tête de presque tout le monde, plus de trente ans après sa disparition. Depuis sa tombe, la star continue d’adoucir les cœurs. Ses disques sont toujours multipliés et vendus partout dans le monde. Même la jeune génération se familiarise à la culture de l’homme, voire l’adopter. Certain ont fait de lui, leur idole. Ses morceaux sont repris et interprétés par les jeunes musiciens. Au Bénin, par exemple, Bob Marley fait bouger vieux et jeunes dans les boites de nuit, les bars et restaurants. Son image circulent toujours sur les gadgets, les tee-shirts et autres. Ses posters sont utilisés pour orner des chambres et des lieux publics. C’est un artiste hors-pair qui, malgré sa mort, continue de dominer les pensées. Et considérant la célébrité de cet homme, le monde culturel fait de la date de son décès une solennité toute particulière. Au-delà de la simple remue des œuvres de l’artiste, plusieurs groupes culturels vénèrent cette idole du monde culturel avec des spécificités inédites.

11 mai 2017, mémorial de Bob Marley, affluence au village reggae d’Abidjan en Côte d’Ivoire

Qui est Bob Marley ?

La star jamaïquaine est née le 6 février 1945 à Nine Miles en Jamaïque. Bob Marley incarne avec le mouvement rastafari l’éveil de son peuple à une révolution spirituelle contre un oppresseur qu’il décrit d’abord comme étant le fruit d’une imposture chrétienne, voire païenne, capitaliste, corrompu, raciste et hypocrite à la fois. Avec une authenticité et une force sans doute inégalées depuis, il a été la première et la dernière véritable superstar venue d’un pays pauvre. Il a été un parolier remarquable capable de s’approprier avec naturel des formules du langage populaire. Il n’hésitait pas à aborder les thèmes les plus universels. Bob Marley reste d’abord un symbole 

d’émancipation et de liberté. Il est aussi devenu l’un des symboles universels de la contestation, voire de la légitime défense, supplantant souvent dans l’inconscient collectif des politiciens. Bob Marley a fait découvrir au monde le reggae, un riche dérivé du blues qui a considérablement influencé la musique populaire occidentale. Son message est d’abord d’ordre spirituel et culturel, et assorti d’une incitation à la consommation du chanvre, qui fait partie de la culture rastafari. Il est mort le 11 mai 1981 à Miami aux États-Unis. Il faut rappeler que Robert Nesta Marley de son vivant, appartenait à la secte du Jah-rastafarisme.

La culture rastafari

Cette culture est marquée par diverses influences bibliques, comme le concept de Babylone. Les rastafari utilisent la King James Bible des Anglicans, mais remettent en question certains passages qu’ils considèrent réécrits à l’avantage des « Blancs ». Ils utilisent aussi le Livre des sept sceaux, texte éthiopien de 1961. Les fondements de la culture rastafari entendent se trouver dans la Bible, dans laquelle ils se reconnaissent. Certains passages de la Bible sont très importants dans les croyances rastafaries.

Ainsi, le deuxième exode à Babylone et la première destruction du temple de Jérusalem sont pour les rastafari la représentation de leur exil d’Afrique, esclaves des Européens, modernes Babyloniens. Ainsi s’explique le concept de Babylone. Qui s’étend à tous les aspects de la société, comme le matérialisme, l’argent, le capitalisme, la police. Progressivement, beaucoup de rastafaris ne se coupent ni la barbe ni les cheveux, (comme les peyotes chez les juifs européens orthodoxes. Des « locks » (nattes) ou « dreadlocks » (de dread, crainte) se forment lorsque les cheveux non peignés ou non brossés sont lavés avec des produits naturels.

Les rastafari suivent en principe un régime strict composé de graines germées, de noix, de légumes et de fruits qui exclut toute nourriture animale. L’ensemble forme le style de vie livity. Leurs couleurs sont celles de l’Éthiopie impériale (rouge, jaune et vert frappées du Lion de Juda. Le message rastafari s’est diffusé en partie à travers la musique reggae, pourtant bannie de certaines communautés.

La présence de jeunes ruraux dans les ghettos de la Jamaïque a joué un rôle. On est ainsi progressivement passé du ska, au rock steady, aux paroles axées sur les relations amoureuses puis à une musique plus spirituelle, le roots reggae. On constate ce changement avec des artistes comme Ken Boothe, Wailers ou encore Max Romeo. Enfin, Bob Marley et ses successeurs ont permis la diffusion du reggae et des principes rasta dans le monde entier. La plus haute autorité était feu l’empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié Ier (Jah Live), considéré par les rastas comme étant la réincarnation de Jésus annoncée dans l’Apocalypse (« le roi des rois, seigneur des seigneurs »).

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