BELGIQUE : Le Premier ministre Charles Michel va démissionner (Vidéo)

La gauche avait déposé une motion de méfiance contre le Premier ministre.

DEMISSION – Plongé depuis plusieurs semaines dans une grave crise gouvernementale, Charles Michel a été contraint de proposer sa démission mardi soir. À ce stade, le roi Philippe tient sa décision «en suspens».

Le Premier ministre belge Charles Michel a annoncé sa démission, mardi 18 décembre, devant la Chambre des députés. Il avait formulé son souhait de rester en place après la démission des ministres indépendantistes flamands, mais les socialistes et les écologistes ont tout de même déposé une motion de méfiance (l’équivalent de la motion de censure qui existe en France) devant le Parlement. “Je prends donc la décision de présenter ma démission et mon intention est de me rendre chez le roi immédiatement”, a-t-il indiqué lors d’une déclaration retransmise à la télévision.

Une semaine plus tôt, Charles Michel a vu sa coalition éclater lorsque les nationalistes flamands de la N-VA ont quitté le gouvernement, qui s’opposaient à ce que la Belgique soutienne le pacte mondial de l’ONU sur les migrations. Le Premier ministre s’était alors retrouvé à la tête d’un gouvernement privé de majorité à la Chambre des députés. Plusieurs partis d’opposition exigeaient qu’il organise un vote de confiance pour juger de la capacité du gouvernement à poursuivre son travail jusqu’aux législatives, prévues fin mai. Charles Michel s’y était refusé.

Une coalition très affaiblie

Si la Belgique traverse cette énième crise, c’est en raison des oppositions autour du pacte pour les migrations de l’Onu et du changement de pied des nationalistes flamands de la N-VA. Des oppositions qui ont donné lieu dimanche à une importante manifestation à Bruxelles à l’appel de l’extrême droite et à de violents débordements autour de la Commission européenne.

Membre de la coalition conduite par Charles Michel depuis 2014, la N-VA avait d’abord soutenu durant deux ans le pacte avant de demander en novembre au premier ministre de ne pas l’adopter. Les raisons de cette «volte-face»? Le recul enregistré par les nationalistes flamands lors des communales d’octobre au profit du Vlaams Belang -l’extrême droite flamande- et bien évidemment la perspective des élections de 2019 avec la nécessité pour le parti de revenir à ses fondamentaux. Charles Michel n’a pas cédé. D’où la démission des cinq ministres de la N-VA le 9 décembre, quelques heures avant le départ du premier ministre belge pour Marrakech.

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