“Bonbons qui incitent les enfants à la débauches”: De qui se moque le directeur du commerce intérieur, Oumar Diallo ? »

La Direction du Commerce Intérieur avait émis une interdiction de commercialisation en tous lieux de “bonbons promouvant la dépravation et la débauche enfantine”. Dans une lettre circulaire, le Directeur du Commerce, Oumar Diallo, avait demandé aux chefs de divisions, des services départementaux et régionaux de prendre toutes les dispositions pour “procéder au retrait systématique du produit” du marché sénégalais. A travers une note, le Président l’ONG Jamara a réagit à cette sortie du directeur du commerce intérieur : 

« Interrogé par la reporter du journal L’Obs, de ce jeudi 22/10/2020,  M. Diallo fulmine que : « Cette marchandise n’est jamais entrée dans le marché sénégalais. Qui l’a vu ? Nous sommes 16 millions de Sénégalais. Mes équipes ont fait le tour du Sénégal, le tour de toutes les boutiques et des marchés y compris ceux (ndlr : marché Petersen) que dénonce Jamra, on n’a pas vu un seul échantillon de ce jouet. Je suis un agent assermenté, je parle sous serment ».

Un petit tour au marché Médina et Pertersen (extrait du reportage de L’Obs, du même jour). « Chimère, un commerçant, avoue avoir vendu ces bonbons, à présent interdits par les autorités : « J’en vendais. Mais j’ai réussi à les écouler avant l’interdiction ».

Il révèle s’en être procuré au marché Petersen de Dakar : « J’avais acheté 5 (cinq) paquets chez mon fournisseur, au marché Petersen, il y a deux semaines ».

À Petersen, le demi-grossiste, Idrissa Baldé, confie à la reporter de L’Obs, Aicha Goudiaby: «J’en ai vendu à plusieurs détaillants. Ces produits viennent de Chine. J’ai heureusement réussi à tout écouler ».

Contrairement à son collègue commerçant, Seydou Diallo, qui révèle : « Je m’en étais procuré une cinquantaine, de ces bonbons prohibés. Mais toute ma réserve a été saisie par la police »

Conclusion : Peut-être que tous ces commerçants, demi-grossistes, détaillants, ces policiers qui ont opéré des saisies du produit prohibé, cette brave reporter de L’Obs, qui est allée à leur rencontre, sur le terrain, ne vivent pas sur la même planète que le directeur (« assermenté », insiste-t-il) du Commerce intérieur. On ne s’est jamais ! Il se pourrait aussi qu’ils s’agissent de commerçants-fantômes et de policiers-zombies, qui se sont spécialement réincarnés pour jouer un mauvais tour à Jamra. Au point que « monsieur l’assermenté », se soit arrogé le droit de nous administrer cette haute leçon de morale: «La logique voudrait qu’on ait des preuves de ce que l’on dénonce. Surtout quand on est un leader d’opinion ».

Moralité (et questionnement majeur de l’histoire) : Monsieur le directeur du Commerce intérieur, Oumar Diallo, aurait-il donc rédigée, signée et publiée sa fameuse « note-circulaire», qu’il a envoyé à toute la presse, pour interdire un produit qui n’existe pas ! Thiey Sénégal… Le combat continue !


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