BRESIL : Investiture de Bolsonaro lors d’une cérémonie sous haute surveillance

Le nouveau président d’extrême droite du Brésil Jair Bolsonaro a promis mardi de “rétablir l’ordre”, se lançant dans une croisade contre la criminalité, la corruption et l’idéologie de gauche, au premier jour de son mandat de quatre ans.

“Aujourd’hui est le jour où le peuple commence à se libérer du socialisme et du politiquement correct”, a affirmé l’ancien capitaine de l’armée de 63 ans, lors d’un vibrant discours d’investiture devant une foule de partisans qui l’acclamaient aux cris de “Mito” (le mythe, son surnom).

Visiblement ému, il s’est interrompu quelques secondes pour savourer le moment et entendre ses partisans crier “le capitaine est arrivé”.

Jair Bolsonaro, ex-capitaine de l’armée, est devenu à 63 ans le 38e président du Brésil en signant un registre officiel dans la Chambre des Députés. Auparavant, il a prêté serment, s’engageant à «défendre et appliquer la Constitution» tout en œuvrant pour «l’Union, l’intégrité et l’indépendance du Brésil». Lors de son discours d’investiture, il a appelé à un «pacte national» pour «libérer définitivement» le Brésil «du joug de la corruption, de la criminalité, de l’irresponsabilité économique et du carcan idéologique».

«J’appelle chacun des membres du Congrès à une mission de restauration et de redressement de notre patrie, a-t-il affirmé. «Nous avons une opportunité unique de reconstruire notre pays et de regagner la confiance de nos compatriotes». La cérémonie officielle au Parlement a été boycottée par la gauche, notamment le Parti des Travailleurs (PT) de l’ex-président Lula. Le nouveau président devait ensuite se rendre au Palais du Planalto, où il recevra des mains de son prédécesseur Michel Temer l’écharpe présidentielle, une pièce de soie jaune et verte, sertie d’or et de diamants.

Une cérémonie d’investiture hors-normes

Victime d’une attaque à l’arme blanche, le 6 septembre dernier, le nouveau président élu sera ce mardi l’une des personnes les plus surveillées du monde pour son investiture. Rien ne sera laissé au hasard : système antimissile, une vingtaine d’avions de chasse, hélicoptères survolant le centre de la ville, l’espace aérien fermé… Un dispositif sécuritaire similaire à celui du Mondial-2014 et des JO de Rio en 2016. Tous les accès à la zone sont interdits à la circulation et les piétons ne peuvent pas apporter de sac à dos, de parapluie, ni même de poussette.

L’acte qui fera de Jair Bolsonaro le 38e président du Brésil sera paraphé dans l’hémicycle de la Chambre des députés où il signera le registre officiel, un petit livre vert, comme tous les chefs de l’Etat brésilien avant lui. Puis, le président s’engagera sous serment notamment à “défendre et appliquer la Constitution” tout en oeuvrant pour “l’Union, l’intégrité et l’indépendance du Brésil”. Le moment le plus attendu par les Brésiliens sera la montée de la rampe du Palais du Planalto où il recevra des mains de son prédécesseur Michel Temer l’écharpe présidentielle, une pièce de soie jaune et verte, sertie d’or et de diamants. La tradition veut que le futur chef de l’Etat fasse le déplacement entre les deux places fortes du pouvoir brésilien à bord d’une Rolls-Royce décapotable, mais il pourrait opter pour une voiture blindée pour éviter tout risque d’attentat, ou si la pluie persiste.

Privatisations et port d’armes

Le gouvernement a annoncé cette semaine qu’il se donnait 100 jours pour mettre en route les réformes prioritaires et éventuellement révoquer certains décrets et lois existants. C’est donc le 11 avril que les Brésiliens auront rendez-vous pour une “cérémonie de célébration des 100 jours” : une cérémonie qui sera pour eux  l’occasion de faire le point sur les réformes entreprises.

Ce lundi 31 décembre, il a déclaré à la chaîne Record TV qu’il allait “mettre en place une politique totalement différente de ce qui a amené le Brésil à la corruption et à l’inefficacité”. Il a aussi affirmé que ses premières mesures viseraient à “réduire la bureaucratie au maximum” et à “retirer tout le poids de l’Etat qui pèse sur ceux qui produisent”


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