“Carlos Ghosn ne sera pas extradé au Japon s’il revenait en France” selon la secrétaire d’Etat à l’Economie

Accusé de malversations financières, Carlos Ghosn a fui le Japon où il était assigné à résidence pour le Liban, lundi. Interrogée par Jean Jacques Bourdin sur BFM Tv, la secrétaire d’état française à l’économie affirme que Ghosn ne ferait pas l”objet d’extradition vers le Japon s’il décidait de revenir en France.

“Nous appliquons à M. Ghosn les mêmes règles qu’à M. Tout le monde”. Invitée jeudi 2 janvier de BFMTV, la secrétaire d’Etat française à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a confirmé que l’ex-patron de Renault-Nissan ne serait pas remis aux autorités japonaises si il venait à se rendre en France. Accusé de malversations financières, Carlos Ghosn a fui le Japon où il était assigné à résidence pour le Liban, lundi.

“La France [n’extrade] jamais ses nationaux, (…) mais cela ne nous empêche pas de penser que M. Ghosn n’a pas à se soustraire à la justice japonaise”, a indiqué Agnès Pannier-Runacher. L’ancien patron possède en effet la triple nationalité brésilienne, française et libanaise. “Ce qui le protège de plusieurs extraditions. Au Liban comme en France, l’extradition repose sur un principe, celui de la non remise d’un national par son propre gouvernement”, expliquaient ainsi Les Echos mardi. Ce principe est même inscrit dans la loi.

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