Cette Néo-zélandaise, convertie à l’islam, fait partie des victimes du massacre de Christchurch

Elle était un visage familier, enjoué, respirant la gentillesse de la mosquée Linwood, Linda Armstrong, 65 ans, fait partie des 50 victimes musulmanes à qui l’impitoyable terroriste d’extrême droite, Brenton Harrison Tarrant, n’aura laissé aucune chance. Elle fut froidement achevée d’une balle dans la tête, alors qu’elle gisait, blessée, sur un tapis de prière.

Cette Néo-zélandaise née à Auckland, qui avait choisi de s’installer dans la désormais tristement célèbre localité de Christchurch pour se rapprocher de sa fille et de ses petits-enfants, avait découvert l’islam et l’humanisme de ses enseignements au fil de ses rencontres avec les réfugiés, auprès desquels elle se dévouait sans compter.

Dieu seul sait ce qui anime les cœurs qu’Il guide vers sa Lumière. C’est ainsi qu’un certain jour de 2011, qui marqua un tournant décisif dans sa vie, le cœur pur de Linda Amstrong choisi de répondre à l’appel irrépressible d’Allah, afin de privilégier une proximité rassurante et éclairée avec le Très-Haut.

Appelée affectueusement Sœur Linda par les fidèles de la mosquée de Linwood, elle était assise sur une chaise, lors de ce vendredi 15 mars funeste, comme elle avait l’habitude de le faire en raison de ses douleurs rhumatismales aiguës aux genoux, lorsqu’elle se retrouva dans le viseur du tueur.

Bien que touchée grièvement à la poitrine et tombée lourdement au sol, elle tenta en rampant, avec un sens du sacrifice admirable, de protéger une de ses amies en faisant rempart de son corps. Un sens du sacrifice qui caractérisait parfaitement cette femme chaleureuse, généreuse et humble, comme en ont témoigné, submergés par l’émotion, son frère et son neveu.

« Elle était très aimée par la communauté musulmane. Elle était totalement intégrée à la communauté. Tous les vendredis, elle se rendait à la mosquée avec une joie renouvelée, elle participait à toutes les fêtes religieuses. Elle était devenue une véritable source d’inspiration pour les autres femmes musulmanes, qui venaient lui demander conseil sur tous les aspects de leur vie », a confié Tony Gosse, son frère cadet bouleversé.

Décrite unanimement comme une femme d’une grande ouverture d’esprit, qui se faisait un devoir d’être à l’écoute de son prochain, d’être une épaule sur laquelle s’appuyer, tout en étant reconnue pour ses qualités de médiatrice avisée face à des conflits inextricables, la mort tragique de Linda Armstrong est une perte cruelle pour ses proches et sa communauté de cœur.

La merveilleuse Sœur Linda laisse derrière elle un sillage lumineux et un souvenir impérissable.

Les victimes musulmanes de la barbarie terroriste. Qu’elles reposent en paix.

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