[PORTRAIT] Qui est Cheikh Hadjibou Soumaré ?

Depuis maintenant plusieurs semaines, l’ancien Premier Ministre sous Abdoulaye Wade, Hadjibou Soumaré occupe le devant de la scène politico-médiatique du Sénégal après avoir sa candidature aux prochaines présidentielles de 2019. Mais qui est ce Thiéssois au teint clair, qui veut briguer la magistrature au Sénégal ? 

Cheikh Hadjibou Soumaré, né en 1951 à Dakar, est un homme d’État sénégalais, plus connu comme Premier ministre de 2007 à 2009. Il est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques (1979) et du diplôme de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Il a commencé sa carrière dans la région de Kaolack, en tant que percepteur-receveur municipal.

Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances chargé du Budget et de l’Habitat depuis 2001, Cheikh Hadjibou Soumaré est nommé Premier ministre du Sénégal par le président Abdoulaye Wade le 19 juin 2007, après la démission de Macky Sall qui occupait ce poste depuis 2004.

Sa promotion intervient peu après les élections législatives du 3 juin 2007 qui ont conduit, en marge du mot d’ordre de boycott de l’opposition, à une victoire écrasante de la mouvance présidentielle.

La nomination de Cheikh Hadjibou Soumaré à la Primature avait constitué une surprise. En effet son nom ne faisait pas partie des plus fréquemment avancés pour ce poste. Non membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), le nouveau Premier ministre était présenté par les médias avant tout comme un technocrate discret, sans ambition présidentielle. Il démissionne le Premier ministre du Sénégal.

Le 22 Juillet passé, Cheikh Hadjibou Soumaré, plonge dans la mare politique. Cela, après un moment d’effacement dans la gestion de la chose publique, depuis sa démission à la Commission de l’Uemoa.

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Décrit comme quelqu’un de rigoureux et de travailleur, Hadjibou Soumaré est connu pour son goût du travail bien fait. Il est également décrit comme un homme caractériel. L’on se souvient encore de cette sortie musclée de l’ancien Premier ministre, tard dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2008, à la veille de l’ouverture des Assises nationales, pour donner la position du gouvernement : « notre refus de verser dans la démagogie, le louvoiement ou une utilisation malsaine des difficultés actuelles des forces vives de notre pays pour une quelconque action politicienne. » Expliquer que, « notre loi fondamentale définit bien les frontières entre le président de la République, qui définit la politique de la nation, et le Gouvernement chargé de sa mise en œuvre. » Dénoncer le « manque de sérénité d’une frange de l’opposition ». Assumer le « bilan économique » qui prévalait à l’époque, dans un contexte de « conjoncture économique internationale difficile. » Mais, avait-il affirmé, « ce n’est pas parce que cette crise est d’abord mondiale que mon gouvernement va leur tourner le dos. Au contraire, nous avons l’expertise, la détermination et la volonté de répondre aux attentes légitimes des populations ».

Son passage à la Primature avait coïncidé, en effet, avec un contexte international difficile, marqué par la crise financière mondiale et la hausse du prix du baril de pétrole à l’échelle internationale. Au Sénégal, cela s’est soldé par la cherté des denrées de première nécessité. Les deux dernières phrases de son discours de candidature ont été une invite à « mettre de côté les intérêts partisans et les ambitions inavouées et travaillons pour un Sénégal prospère. Le moment des élections viendra et les Sénégalais, et eux seuls, trancheront », avait-il conclu.

Il a été, aux yeux de l’opinion publique, le seul Premier ministre sous l’Alternance I, à avoir démissionné de son poste de chef du gouvernement, « pour convenances personnelles », le 30 avril 2009. En quittant son poste, Cheikh Hadjibou Soumaré avait remercié le Président de la République, Me Abdoulaye Wade, qui, « depuis presque 9 ans, m’a fait confiance, d’abord en tant que ministre du Budget, puis Premier ministre. Il m’a toujours soutenu par ses conseils avisés et son soutien constant en me laissant avec ma liberté de décision. Le président a toujours eu une attention toute particulière pour moi, parfois une attention de père. Je l’en remercie très sincèrement. » Depuis, l’homme était hors des circuits officiels, plus que jamais effacé dans la sphère politique et publique.

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Tout comme à la Primature, Cheikh Hadjibou Soumaré a démissionné  un, jeudi 29 novembre 2016, de son poste de président de la Commission de l’Uemoa. L’ancien Premier ministre du Sénégal avait confié du bout des lèvres avoir pris sa décision pour « convenances personnelles ». Ce qui ouvrait un vaste champ de conjectures sur les véritables raisons qui l’ont poussé à rendre le tablier plus tôt que prévu..

La soixantaine, Cheikh Hadjibou Soumaré est un haut fonctionnaire qui a gravi les échelons dans l’administration des finances au Sénégal. Premier ministre du Sénégal de juin 2007 à avril 2009, c’est le 23 mai 2001 qu’il a fait son entrée dans le gouvernement, au poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget et de l’Habitat. Il est diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), option Inspecteur du Trésor, en 1981. C’est en mars 2001 que Cheikh Hadjibou Soumaré a été élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national du Lion, du fait de sa carrière professionnelle exemplaire dans l’administration des finances du pays, bien avant son entrée au gouvernement.

Cheikh Hadjibou Soumaré est marié et père de deux enfants.

 

Avec rewmi et Wikipédia