Conseil présidentiel de l’investissement – Passe d’armes entre Mansour Kama et le Président Macky Sall

Le Chef de l’Etat, Macky Sall, a présidé hier, le 13e Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi). Une tribune qui a permis au président de la République et son gouvernement d’échanger avec les opérateurs économiques sur les réformes et le climat des affaires pour faire du Sénégal un pays émergent à l’horizon 2035. Mais, l’occasion a été saisie par le secteur privé national pour manifester ses vives réprimandes.

C’est un coup de gueule. Un concert de plaintes et de complaintes. Portant la voix du secteur privé national, le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), a jeté un pavé dans la mare du régime de Macky Sall. Mansour Kama a déploré «l’absence» de dialogue entre l’Etat et le secteur privé national. Pour le président de la Cnes, bâtir des passerelles, renforcer les alliances entre secteurs public et privé autour du consensus minimum doit désormais être le credo. Mais, d’après lui, le régime du Président Sall a fermé ses portes et ne dialogue pas avec le secteur privé. Mansour Kama : «Monsieur le Président, le secteur privé estime que vous ne dialoguez pas suffisamment avec nous. Si les partenaires politiques ont du mal à se parler, votre secteur privé ne demande qu’à dialoguer. Le dialogue avec le secteur privé est aussi intéressant et utile que le dialogue politique.» Saluant les performances économiques du Sénégal, le porte-parole du secteur privé invite à un changement fondamental de paradigmes dans le processus de création et de répartition de la richesse nationale. Selon M. Kama, l’inclusion sociale devrait partir d’une meilleure implication du secteur privé national tout au long du processus de construction de la croissance. Mais, dit-il, «contrairement à ce qu’on vous fait croire, le secteur privé national n’a jamais été partisan d’un marché totalement fermé aux étrangers». Toutefois, le secteur privé reste conscient que le monde est aux alliances intelligentes suivant le principe du gagnant-gagnant. Il s’agit simplement pour eux d’alerter et d’attirer l’attention de l’Etat sur les risques qui naissent de la marginalisation de l’entreprise nationale. «Sur ce plan, nous constatons simplement que cette demande forte du secteur privé n’a toujours pas trouvé une réponse satisfaisante à la mesure de ses attentes. Nous avons le sentiment d’être victime d’ostracisme de la part de notre propre Administration. En témoigne les derniers développements dans l’attribution de concession dans la réalisation des grands chantiers de l’Etat, comme le Ter ou l’Aibd», indique Mansour Kama.

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