Coornavirus : 9 villes d’Italie ont fermé des lieux publiques, l’OMS tire la sonnette d’alarme

Au moins neuf villes du nord de l’Italie ont fermé des lieux publics en raison de soupçons de contamination concernant 16 personnes. L’OMS estime que la « fenêtre de tir » pour enrayer l’épidémie « se rétrécit ».

Neuf villes de Lombardie et une de Vénétie, dans le nord de l’Italie, ont fermé vendredi bars, écoles et autres lieux publics en raison de soupçons de contamination au coronavirus sur 16 personnes, selon des sources officielles.

Cette décision a été prise par le ministère de la Santé en accord avec les deux régions concernées, car un premier foyer autochtone italien a été identifié à Codogno, près de Lodi.

Pour la première fois, l’institution a affirmé que la période propice pour enrayer l’épidémie due au nouveau coronavirus « se rétrécit » et s’alarme de l’absence de « lien épidémiologique clair » dans des cas apparus en dehors de la Chine. L’épidémie a déjà fait plus de 2 200 morts et a contaminé plus de 75 000 personnes en Chine et plus de 1 100 ailleurs dans le monde.

L’OMS appelle la communauté internationale à « agir rapidement »

A Genève, le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tiré la sonnette d’alarme : « Au moment où nous parlons, nous sommes encore dans une phase où il est possible de contenir l’épidémie. » Mais la « fenêtre de tir se rétrécit », a-t-il averti, en déplorant le manque de soutien financier international. L’OMS est particulièrement préoccupée par l’apparition de cas en dehors de Chine « sans lien épidémiologique clair, tels que les antécédents de voyage ou les contacts avec un cas confirmé ».

« Nous voyons que la situation évolue », a souligné le Dr Sylvie Briand, directrice du département Préparation mondiale aux risques infectieux à l’OMS : « Non seulement le nombre de cas augmente mais nous voyons aussi différents modèles de transmission dans différents endroits. » L’OMS refuse pour l’instant de parler de pandémie, mais considère qu’il y a « des épidémies différentes, montrant des phases différentes », a-t-elle expliqué. « Nous essayons de trouver un sens à toutes ces situations différentes dans le monde. »

Signe de son inquiétude, l’agence spécialisée de l’ONU a annoncé la nomination de six envoyés spéciaux, parmi lesquels David Nabarro, ancien coordinateur de l’ONU pour Ebola lors de l’épidémie qui toucha l’Afrique de l’ouest entre fin 2013 et 2016.

Soulignant une fois de plus les mesures « sérieuses » prises par la Chine à Wuhan et Hubei pour contenir l’épidémie, le patron de l’OMS a appelé les « autres pays », sans les citer, à être également « très, très sérieux ».

Une équipe internationale d’experts dirigée par l’OMS se rendra samedi à Wuhan, berceau de l’épidémie, a annoncé le directeur général de l’agence spécialisée de l’ONU. « La mission conjointe de l’OMS en Chine s’est rendue à Pékin, dans le Sichuan et dans le Guangdong, et se rendra demain à Wuhan pour poursuivre son travail à l’épicentre de l’épidémie », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse.

Une dizaine de villes ferment les lieux publics en Italie

Signe de la nervosité croissante, au moins neuf villes de Lombardie et une de Vénétie, dans le nord de l’Italie, ont fermé vendredi bars, écoles et autres lieux publics en raison de soupçons de contamination au nouveau coronavirus sur 16 personnes, selon des sources officielles.

Cette décision a été prise par le ministère de la santé en accord avec les deux régions concernées, car un premier foyer autochtone italien a été identifié à Codogno, près de Lodi. Au total, dans cette zone de Lombardie, plus de 50 000 personnes ont été priées de rester chez elles dans les villes concernées.

Avant la mesure ministérielle, le maire de Codogno (environ 15 000 habitants), Francesco Passerini, avait ordonné la fermeture immédiate des écoles, bureaux municipaux, magasins d’alimentation, bars, discothèques, salles de sport, etc.. Le maire avait expliqué sa décision car la découverte de six premiers cas de contagion avait créé « une situation d’alarme sur le territoire de la commune ». Mais en début de soirée, le ministre Roberto Speranza a annoncé que le nombre de cas avait augmenté à 14 personnes testées positivement au coronavirus en Lombardie, toutes autour de Codogno. Toutes n’ont pas encore fait le test de confirmation.


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