Coronavirus : L’Institut Pasteur promet un vaccin dans moins de deux ans

Grâce aux premiers cas survenus en France, les scientifiques de la prestigieuse institution sont parvenus, en quelques heures, à percer les secrets de son code génétique. Dans le monde, la course pour trouver un traitement est lancée.

Seulement un mois après lancée par la Chine, les initiatives se multiplient pour trouver un vaccin. Vendredi, à Paris, l’Institut Pasteur tenait une conférence de presse pour faire état des travaux en cours. Grâce aux premiers cas survenus en France, les scientifiques de la prestigieuse institution ont enfin pu mettre la main sur ce mystérieux virus. En quelques heures, ils sont parvenus à percer les secrets de son code génétique – comme l’avaient déjà fait des scientifiques chinois au début du mois de janvier – et à le cultiver en laboratoire.

Parvenir à mettre en culture les cellules souches du virus est une première en Europe qui représente « une avancée majeure » dans la recherche d’un vaccin et d’un traitement. « Toute une gamme de recherches est rendue possible » par le franchissement de cette étape, a expliqué vendredi Arnaud Fontanet, directeur du département de Santé globale de l’Institut Pasteur, au cours d’une conférence de presse.

Il s’agit d’un virus très difficile à isoler

 Les Chinois ont réussi à isoler une souche, une équipe australienne y est parvenue cette semaine et nous sommes les premiers en Europe », a-t-il souligné. Les chercheurs ont utilisé des prélèvements réalisés sur les premiers cas de coronavirus confirmés en France, vendredi 24 janvier, qu’ils ont inoculé dans des cellules déjà connues pour permettre la multiplication d’autres coronavirus proches. 

Certains prélèvements n’ont rien donné, mais pour deux prélèvements issus d’un même patient, « dès le lundi », une bonne partie des cellules étaient détruites, « suggérant la présence du virus », ce qui a ensuite été confirmé par l’analyse, détaille Sylvie van der Werf, responsable du centre national de référence des virus respiratoires de l’Institut Pasteur. La mise en culture de ce nouveau virus, apparu en décembre dans la ville de Wuhan, dans le centre de la Chine, le rend « désormais disponible pour la recherche », explique l’organisme de recherche.

Test sérologique

On pourra notamment tester sur lui l’efficacité de « molécules antivirales connues », le modifier « avec pour objectif de proposer un candidat vaccin » ou encore étudier son fonctionnement pour « identifier des talons d’Achille qui permettraient de développer des stratégies thérapeutiques » et mettre ainsi au point de nouveaux traitements. L’analyse des anticorps présents chez les patients infectés par le virus permettra aussi de « mettre au point un test sérologique adapté pour le dépistage de l’infection » à plus large échelle.

Différent du test de diagnostic rapide, qui recherche directement le virus et non les anticorps, ce test sérologique est important « à plus long terme », selon Sylvie ban der Werf. Il permettra en effet de savoir « parmi les personnes qui ont été en contact » avec le virus, « quelle proportion a pu être infectée sans développer de symptômes », ce qui donnera « des données plus précises sur la capacité de transmission de ce virus ».

 

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