Coronavirus : Trump déclare l’état d’urgence, 150 millions américains pourraient être infectés selon le «National Emergencies Act»

Le président américain Donald Trump a déclaré, vendredi 13 mars, l’état d’urgence pour faire face à la pandémie de coronavirus Covid-19 qui a mis la première puissance mondiale au ralenti, entre fermetures d’écoles et transports en commun désertés.

Cette décision exceptionnelle, traditionnellement utilisée pour les catastrophes naturelles plutôt que les crises sanitaires, a immédiatement provoqué un spectaculaire rebond à Wall Street au lendemain de sa pire séance depuis le krach boursier d’octobre 1987. Ce dispositif permettra à l’Etat fédéral de débloquer jusqu’à 50 milliards de fonds pour lutter contre le virus.

« J’appelle chaque Etat [du pays] à mettre immédiatement en place des centres d’urgence » et les hôpitaux à activer leurs plans de préparation d’urgence « pour répondre aux besoins des Américains« , a indiqué Donald Trump lors d’une conférence de presse dans les jardins de la Maison Blanche.

Les réserves stratégiques de pétrole bientôt portées à leur maximum 

Les réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis vont être portées à leur maximum, a ajouté le président américain lors de cette conférence de presse. Il a affirmé avoir demandé au secrétaire à l’Energie « d’acheter à très bon prix de grandes quantités de pétrole brut pour le stockage aux Etats-Unis ». Une telle action devrait théoriquement avoir pour effet de faire monter les prix sur le marché du pétrole.

Il a également indiqué qu’il pourrait ajouter le Royaume-Uni à la liste des pays européens visés par des restrictions de voyages à destination des Etats-Unis.

Enfin, Donald Trump a affirmé qu’il se ferait probablement tester « prochainement » pour le coronavirus malgré le fait qu’il ne présente « aucun symptôme ». Le président américain a été pressé à de nombreuses reprises par des journalistes pour savoir s’il devait être testé après avoir été en contact avec un Brésilien, membre de la délégation du président Jair Bolsonaro, qui est positif au coronavirus.

150 millions de personnes infectées ?

S’appuyant sur le «National Emergencies Act», Trump a également étendu les pouvoirs du ministre de la Santé afin qu’il assouplisse le cadre réglementaire pour donner «le maximum de flexibilité» aux hôpitaux (nombre de lits, durée des séjours, etc). Les autorités s’attendent à une explosion du nombre de cas dès que les tests seront largement disponibles: des projections transmises au Sénat parlent de 70 à 150 millions d’Américains qui pourraient être infectés, sur un pays de près de 330 millions d’habitants.

Aux côtés de Trump, un aréopage de chefs d’entreprise, des géants de la grande distribution Walmart ou Target aux chaînes de pharmacies Walgreens ou CVS, se sont succédé au pupitre pour rappeler leur «engagement» pour aider le pays à faire face à la crise. Le PDG de Walmart a par exemple annoncé mettre à disposition des «portions» de ses parkings pour y installer des centres de dépistage. Un «extraordinaire partenariat public-privé», a salué le vice-président Mike Pence. Célébrant leur «génie», le président américain a même serré les mains d’une demi-douzaine de ces dirigeants, alors que tous les professionnels de santé soulignent l’importance de la «distanciation sociale» pour endiguer la propagation du virus.

 

Donald Trump, 73 ans, a expliqué ne pas avoir été testé au coronavirus car il ne présente «aucun symptôme», même s’il a été en contact la semaine dernière avec un membre de la délégation du président brésilien Jair Bolsonaro, testé positif au coronavirus. Il a cependant ajouté qu’il se ferait probablement tester «prochainement».

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