COUP D’ETAT ? Au Gabon des militaires annoncent un «conseil de la restauration» à la radio nationale

LIBREVILLE – Ce lundi, des militaires ont pris le contrôle de la radio d’Etat et ont lu un message annonçant le remplacement d’Ali Bongo, le président du Gabon. Ils auraient été arrêtés à la suite d’un assaut des forces de l’ordre.

  • Ce lundi, une opération militaire ayant les contours d’un coup d’Etat est en cours au Gabon. Autour de 6h30, un message a été diffusé sur la radio d’Etat. Il s’agit d’un discours de militaires annonçant la mise en place d’un « Conseil national de restauration » pour remplacer le président Ali Bongo, actuellement à l’étranger, hospitalisé dans un établissement du Maroc.
  • Les soldats, se revendiquant du « Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS) » disent douter de la capacité du chef de l’Etat à gouverner, alors qu’Ali Bongo a été frappé d’un AVC il y a quelques semaines.
  • Les militaires putschistes auraient été arrêtés, selon le gouvernement gabonais. Le quartier dans lequel la radio d’Etat se situe est sécurisé.

Des militaires gabonais se sont emparés de la radio nationale, lundi 7 janvier au matin, à Libreville. Aux environs de 6 h 30, ils ont lu un communiqué appelant le peuple gabonais à se « lever » et annonçant la prochaine mise en place d’un « conseil national de restauration » en l’absence du président, Ali Bongo, en convalescence au Maroc.


Des coups de feu ont été entendus au même moment par l’Agence France-Presse (AFP) autour de la Radio-Télévision gabonaise (RTG), sur le boulevard Triomphal, dans le centre de Libreville. Des blindés des forces de sécurité gabonaises bloquaient à 7 heures l’accès à ce boulevard, a constaté un correspondant.

Appel lancé à des personnalités

Les militaires putschistes annoncent qu’ils vont mettre en place dans quelques heures un « conseil national de la restauration ». Pour cela, ils demandent à certaines personnalités de se rendre à l’Assemblée nationale : un ancien commandant de la Garde républicaine, le général Ntumpa Lebani (qui avait fait de la prison en 2009 lors de l’arrivée d’Ali Bongo au pouvoir), le président actuel du Sénat…

Parmi les personnalités invitées, il y a également des syndicalistes, des membres de la société civile, des chefs des mouvements de jeunesse de partis politiques d’opposition, et même du clergé. Plusieurs responsables sont expressement cités.

Les insurgés appellent encore les militaires à prendre le contrôle des moyens de transport, des réserves de munitions, des aéroports. Dans le communiqué, les militaires s’adressent aussi plus particulièrement à la jeunesse gabonaise. « Chers jeunes, il est temps de prendre votre destin en main ! », lance-t-il.

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