Covid-19 au Sénégal : 85% des ménages ont subi une baisse de revenus selon l’ANSD

A l’image des autres pays d’Afrique et même du monde, Le Sénégal est durement touché par les impacts de la Covid-19 sur son économie et particulièrement sur les revenus de ses population.  

Inhérentes aux mesures de restrictions (couvre feu, suspension de la circulation interurbaine, fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes, fermeture des marchés…), les conséquences socio-économiques du coronavirus sont plus ressenties par les ménages. D’ailleurs, d’après une enquête de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), 85% des ménages « affirment subir une baisse de leurs revenus, les revenus qui se contractent le plus étant le revenu des entreprises familiales non agricoles et les transferts privés à l’endroit des ménages ».

Les revenus des entreprises familiales non-agricoles se sont rétractés à 93%

 Selon les sources de revenus prises en compte par l’étude, la baisse oscille entre 14% et 93%. Les ménages vivant d’activité agricole, d’élevage et de pêche ont vu leurs revenus baissé de 76% au moment où les revenus des entreprises familiales non-agricoles se sont rétractés à 93%.
 
 Il en est de même pour les ménages comptant sur les emplois salariés de ses membres qui ont connu une baisse de 63% de leurs revenus. Idem pour les transferts monétaires depuis l’étrangers et ceux depuis le pays qui ont connu une baisse respective de 80% et 82%, entre autres.

8 familles sur 10 perçoivent une évolution négative de leur bien-être

Selon le rapport, près de huit ménages sur dix « perçoivent une évolution négative de leur bien-être depuis la Covid-19 ». « Six ménages sur dix ont tenté de s’approvisionner en produits alimentaires sans le pouvoir », informe l’Ansd. Ceci, soit en raison de la fermeture des marchés et autres magasins, soit par manque d’argent.
 
Pire encore, un quart des ménages qui ont eu besoin de soins médicaux n’y ont pas eu accès, renseigne l’étude de l’Ansd. Là aussi « le manque d’argent » est évoqué comme la principale raison.  

Les travailleurs de l’agriculture moins touchés que les autres

Depuis le mois de mars dernier, 60% des chefs de ménages qui avaient un emploi avant la crise, ont conservé le même emploi. Par contre, 4 % ont changé d’emploi. Malheureusement, 36% des chefs de ménages qui avaient un emploi avant la crise ont arrêté de travailler dont 30% pour des motifs liés à la covid-19.

 
Les chefs de ménage travaillant dans l’agriculture sont les moins touchés par la crise de la Covid-19 sur le plan économique. Tout le contraire de ceux travaillant dans les services, dans le commerce, dans l’administration publique, dans les transports et les communications, dans les mines et carrières. Ces derniers sont particulièrement touchés par la crise de la covid-19, selon l’Ansd.

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