Covid-19 en Afrique Sub-saharienne : Les besoins en financement extérieur évalués à prés de 900 milliards Dollars

Alors qu’ils ont abordé la crise sanitaire avec un espace budgétaire bien moindre que celui dont ils disposaient avant la crise financière mondiale de 2008-2009, les pays d’Afrique subsaharienne se doivent désormais de relancer leur économie en disposant de moins de ressources et en faisant face à des choix plus difficiles.

En effet, les mesures de soutien budgétaires liées à la Covid-19 composées notamment des dépenses de santé, ainsi que des injections de liquidités au profit des entreprises et des ménages, ont atteint en moyenne 3% du PIB en Afrique subsaharienne, soit bien moins que dans les autres régions du monde.

Cette crise sanitaire sans précédent a donc fait bondir les besoins de financement extérieur de l’Afrique subsaharienne qui comprennent les déficits courants, l’amortissement de la dette extérieure, la riposte à la pandémie et les dépenses hors crise, à 890 milliards de dollars d’ici la fin de 2023, selon le Fonds monétaires international (FMI).

Les flux financiers privés devraient combler moins de la moitié de ce montant, tandis que les engagements actuels des institutions financières internationales et des donateurs bilatéraux n’en couvriront qu’un quart.

Dans ce scénario, il resterait un besoin de financement résiduel de 290 milliards de dollars à satisfaire pour la région.

Entre payer sa dette ou donner à manger et de quoi se soigner à sa population, aucun de ces pays ne devrait avoir à choisir.

C’est pourquoi en l’absence d’une aide financière supplémentaire considérable, de nombreux pays d’Afrique subsaharienne peineront à simplement préserver la stabilité macroéconomique tout en étant dans l’incapacité de répondre aux besoins essentiels de leur populations.

C’est dans ce cadre que le FMI a agi rapidement pour répondre à une grande partie des besoins de la région en accordant des financements avoisinant 16 milliards de dollars à 33 pays pour la seule année 2020 en cours et un allégement immédiat du service de la dette à 22 des pays d’Afrique subsaharienne les plus pauvres et les plus vulnérables.


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