COVID-19 : Mal au point, Renault joue sa survie selon le Ministre de l’économie française

Dans une très mauvaise passe, l’entreprise Renault pourrait compter sur un prêt de l’Etat français à hauteur de 5 milliards d’euros. Mais le ministre de l’Economie a corrélé l’octroi de cette aide à certaines conditions.

« Renault joue sa survie ». Bruno Le Maire ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque l’avenir du constructeur automobile français touché de plein fouet par la crise économique liée au coronavirus. Le ministre de l’Economie estime que l’entreprise doit s’engager notamment sur le maintien en France de certaines activités, dans une interview donnée au Figaro. Il insiste également sur le fait qu’il n’a pas encore donné son feu vert à un prêt de 5 milliards d’euros au constructeur en détresse.

“Ce prêt, je ne l’ai pas encore signé”, a expliqué le ministre de l’Economie dans un entretien publié jeudi soir par Le Figaro, en demandant aux constructeurs automobiles de s’engager sur trois points, dont “la localisation en France de leurs activités technologiquement les plus avancées”. 

Le prêt en attente de validation

L’État français, premier actionnaire de Renault avec 15 % du capital, a accepté de voler à son secours en garantissant un prêt bancaire d’environ 5 milliards d’euros, qui a été approuvé par l’Union européenne. Mais il faut encore qu’il soit validé par Bruno Le Maire et un décret publié au Journal Officiel. Le groupe doit présenter vendredi 29 mai son nouveau plan stratégique, et a déjà chiffré les économies nécessaires à 2 milliards d’euros. Ce plan pourrait comprendre la fermeture de trois usines de taille moyenne en France, ainsi qu’une reconversion de l’installation industrielle emblématique de Flins (Yvelines), selon le Canard Enchaîné et une source proche du dossier.

Si le constructeur n’a pas commenté ces informations, elles ont suscité une levée de boucliers, le Premier ministre Édouard Philippe prévenant mercredi que le gouvernement serait « intransigeant » sur la préservation des sites. « Nous poursuivons nos discussions dans le cadre du plan de soutien à l’industrie automobile », a précisé Bruno Le Maire jeudi soir, en révélant que ce plan, attendu par la filière tout entière, serait annoncé la semaine prochaine par le président de la République.


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