De l’O.S au S.O.S : la dépendance continue… (Par Abdoulaye Gueye)

Félicitations et respect au peuple sénégalais lors de cette élection présidentielle aux allures résidentielles à bien des égards même si parfois on a l’impression qu’il y’a encore un long chemin devant pour une maturité aboutie.

Félicitations aussi à son excellence le Président Macky SALL après sa prestation de serment de ce 2 avril à DIAMNIADIO suite à sa réélection incontestable au premier tour pour son dernier mandat ainsi que les autres candidats à savoir messieurs Idrissa SECK, Ousmane SONKO, Issa SALL et Madické NIANG qui ont perdu, les armes à la main.

Que s’est-il réellement passé ? Cette question à cent débats me taraude encore l’esprit !

Mais au moins je crois pouvoir être mesure de dire ce que je pense dans ce pays qui est le nôtre même si, à 100 et quelque %, certaines voix trouveraient encore la voie, leur voix en rapport avec le vote affectif, celui de mineurs, l’achat de conscience etc.

Notre Sénégal [1] va mal au sortir d’une élection dont le processus a subi de multiples couacs en 3D « doolécratiques » en amont et en aval en évoquant un parrainage qui a au moins eu le mérite de réduire le nombre pléthorique des candidats et des dépenses éventuelles de l’argent du contribuable sénégalais mais qui continue de faire jaser par rapport à son consensus et à sa justesse.

Notre pays va mal au moment où les chiffres au plan macroéconomique (taux de croissance de plus de 7 %) surtout semblent dire le contraire en comparaison avec les priorités et opportunités du moment.

Notre pays va mal et occupe une place de dernier choix dans le concert des pays avancés d’Afrique où le pouvoir d’achat des citoyens dégringole aussi.

Notre pays qui se caractérise pourtant par une identité très riche et variée dans ce monde concurrentiel sans pitié et un contexte globalisant de plus en plus capitaliste. Nous avons des exemples et références en qui, nous pouvons être très fiers.

Or, avec tout le respect qui sied, nos illustres saints hommes qui nous ont quitté ou qui sont toujours parmi nous différemment en tant qu’élément de l’O.S (ossature et socle) de la société sénégalaise se seraient certainement prononcés sur la situation de notre pays qui ne se nomme pas NDIAYE, SENGHOR, DIOUF, WADE, SALL, SONKO ou SECK entre autres noms de famille.

Il n’est pas la propriété foncière, intellectuelle ou géographique d’une tierce personne non plus, encore moins celle d’une minorité de minorité de personnages politiques qui laissent souvent la majorité dans l’émoi avec une docilité déconcertante.

Pendant ce temps, notre « sunagaal » est physiquement et moralement malade car le legs précieux s’effrite de jour en jour au détriment d’idéologie égocentrique mue foncièrement par des intérêts crypto personnels de certains acteurs du landerneau politique qui, en l’en croire M Michel Cymes  souffriraient de « magouillose en plaques », compromettant ainsi le fameux idéal sur la volonté commune de vivre en commun que devrait incarner Tout (e) citoyen (ne) imbu (e) de l’ensemble de nos valeurs. Les pans de la crise des valeurs ou de la maladie des mœurs sont énormes dans la société caractérisée par une jeunesse en proie à de multiples tentations liées aux nouvelles technologies et au banditisme.

Pendant ce temps, la fameuse dette  est en train d’être bientôt gonflée via le projet Choose Africa qui prévoit de financer des PME africaines à coups de milliards d’euros paradoxalement sous les salves d’applaudissements.

Telles les nombreuses banques qui ont essaimé, tenant l’épée de Damoclès sur le cou inamovible et impuissant de leurs clients, la facture ou l’addition que des générations vont devoir payer risque d’être très salée au moment où l’incivisme et le chômage inquiètent sérieusement.

« Quand, dans un pays, il n’y a pas de frontières morales, sa « mentalité collective » est alors en danger. Une mentalité en danger est celle qui est à la croisée des chemins de la perversité. À cet effet, elle fait surtout face, dans le plus grand désordre, à trois tentations : le sexe, la drogue et l’argent »[2]. À cela s’ajoutent les jeux de mise ou pari qui sont des phénomènes qui n’épargnent même pas les mineurs sans oublier les méfaits de l’alcool à portée de main et très bon marché ! Il suffit juste de faire un tour dans une des grandes surfaces Auchan…

Cela me rappelle une des citations du défunt et regretté Président Thomas SANKARA encore vivace : « L’esprit de liberté, de dignité, de compter sur ses propres forces, d’indépendance et de lutte anti-impérialiste doit souffler du Nord au Sud, du Sud au Sud au Nord et franchir allègrement les frontières. D’autant plus que les peuples africains pâtissent des mêmes misères, nourrissent les mêmes sentiments, rêvent des mêmes lendemains. »

L’Afrique en général a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes comme Nelson Mandela capables de mener à bien la destinée de leur peuple quitte à faire un seul mandat au moment où le Président Abdelaziz Bouteflika démissionne le mardi 2 avril sous l’injonction persistante du peuple algérien après avoir tenté de briguer un 5ème mandat.

Le train de l’histoire a été malheureusement raté par beaucoup de chefs d’États africains !

Espérons et souhaitons que notre bateau « sunugaal » de paix incontournable menacé, ce terroir des nombreux guides et/ou chefs religieux chrétiens et musulmans qui ont contribué à bâtir des valeurs éthiques et morales fondamentales d’une nation unie et indivisible dans la diversité ethnique, culturelle, confrérique ou cultuelle saura transcender TOUT sans exception.

En outre, en harmonie avec les symboles nationaux[3]  liés au drapeau et à l’hymne, à l’emblème ou à la devise, il a surtout besoin d’être orienté pendant la navigation en eaux troubles face aux questions cruciales du pays sur le quoi ? , le pourquoi ?  le où ? le quand ? et surtout le  comment naviguer avec la « téranga » au-delà des frontières océaniques en tant que hôte de marque des pays frontaliers et pécher partout ou besoin sera en amarrant à bon port dans les délais requis en toute sérénité ?

Ce bateau qui abrite en son sein toutes les couches sociales du peuple sénégalais a été témoin de l’immersion d’un candidat parmi les cinq dans les abysses de la politique avant d’émerger avec un parcours mémorable et un score honorable!

Cette homme-là, qui est passé du «candidat des réseaux sociaux » au candidat des réseaux nationaux et internationaux ne mériterait- il pas qu’on se penche sur son parcours et son succès ?

Bien sûr que oui à mon humble avis ! Mieux, Monsieur le président Ousmane Sonko en l’occurrence devrait, grâce à son leadership et sa démarche être décoré par le diplôme de l’ordre national du mérite ou du lion avant d’être porté à la tête de ce pays !

  • Pour avoir démystifié la politique politicienne, par son intégrité, ses idées et son engagement dans l’intérêt national du peuple sénégalais à travers une vision patriotique dans la gestion du pays matérialisée par le parti PASTEF. Le don de soi pour la patrie !
  • Pour avoir été élu député à l’assemblée nationale (au sein de laquelle il a apporté une certaine rigueur et vigueur) peu de temps après sa radiation de la fonction publique.
  • Pour avoir publié un livre sur le gaz et le pétrole qui font partie de nos nombreuses richesses qui suscitent la convoitise partout à travers le monde d’aujourd’hui.
  • Pour avoir eu le courage de poser les véritables débats de fond sur le système qui ne marche pas dans ce pays en passant par la monnaie ou le franc C.F.A que l’on a temps occulté.
  • Pour avoir proposé des pistes de solutions probantes à travers le livre « Solutions » entre autres.

Loin d’être exhaustif dans ces exemples qui ne sauraient tarir d’éloges, je pense qu’il faudrait d’ores et déjà lancer un véritable S.O.S. en direction de personnes comme lui synonyme d’application des Solutions Ousmane Sonko parallèlement aux autres programmes qui impactent positivement le quotidien de sénégalais à l’instar du PUDC ou du PUMA.

En tout cas, la “sonkomania” est une réalité et la plupart de ses sympathisants ou partisans viennent bénévolement le soutenir avec leur temps, leur énergie et leurs moyens matériels ou financiers par simple conviction à travers ses discours et arguments qui ne sont pas démentis par des preuves.

Au demeurant, joindre l’acte à la parole demeure l’énigme institutionnelle aux plans public et privé à laquelle est soumise tout pouvoir décisionnel  terrestre : Et sur ce plan, notre pays gagnerait certes à coopérer avec la France pour des raisons diplomatiques mais dans le respect réciproque de nos intérêts nationaux et moraux sans complexe de supériorité ou d’infériorité.

L’exemple, parmi tant d’autres de Mme Sibeth NDIAYE, secrétaire d’état et porte-parole du gouvernement français témoigne de l’importance du brassage culturel et de la compétence.

À telle enseigne que je suis tenté d’imaginer le « melting pot » de nos  devises symboliques en attendant celles financières qui déboucheraient sur un peuple avec une liberté inconditionnelle,   un but avec égalité de la dignité et une foi dans la fraternité inébranlable.

Je suis convaincu qu’il reste encore une alternative crédible incarnée par des femmes et des hommes politiques comparables à l’O.S [4] squelettique, charpente indispensable à tout mouvement humain qui vont se mouvoir pour le devenir de notre souveraineté aux plans social, politique et surtout économique entre autres afin de mettre en place à court, moyen ou long termes ce que j’appellerai le parachèvement de notre démocratie à la fois souveraine et républicaine qui passerait par :

  • Une révision des conclusions des assises nationales adossées à une adaptation de la constitution actuelle par rapport à nos réalités propres : du vrai nationalisme patriotique !

(Il ya rien de mal à copier le bien d’où qu’il provienne à condition que la volonté du peuple soit clairement respectée). Quand le système 4-4-2 par exemple ne fonctionne pas depuis 1960, il faut oser essayer un autre car on a besoin d’un peu de tout pour faire un beau monde.

  • Une séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) avec des institutions fortes et autonomes accompagnée par la réduction du train de vie de l’État.
  • Un regroupement des partis politiques ne dépassant pas cinq (5) autour d’idéologies démocratique, socialiste, patriotique ou autres votées à l’assemblée nationale.
  • Une fusion des syndicats d’enseignements, de la santé et de tous les autres domaines suivants leurs zones ou niveaux d’activité (par exemple un seul syndicat pour le niveau élémentaire, un autre au moyen, un au secondaire, un pour le niveau supérieur etc.).
  • Une industrialisation labélisée « made in Senegal» sous toutes ses formes avec la promotion de la consommation locale à l’échelon national et international par le transfert de technologie et les ressources humaines de qualité qu’il faut à la place qu’il faut.
  • Un management rationnel axé sur les 5 P de la paix économique : (patriotisme panafricain dans la politique publique et privée). Pour un partenariat de proximité fécond à travers la responsabilité sociétale d’entreprise avec une monnaie propre ou commune, une sécurité intérieure et transfrontalière.
  • L’égalité des chances et la méritocratie comme critères de nomination des futurs membres du prochain gouvernement à restreindre et partout ailleurs pour la postérité !

Enfin, les défis et enjeux  sont énormes  à l’heure où le mode de gouvernance quinquennal est en question, le mode « fast track » a été lancé, la fête de l’« in deep in dependence »[5] se poursuit avec fierté ce 4 avril, le combat aussi !  Qui pour le porter au firmament ?                

Par Abdoulaye Gueye P.R.O.P.O.S,  le 03 avril 2019
Email: mistergueye10@gmail.com

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9n%C3%A9gal ; Présentation du Sénégal

[2] Dr Iba FALL, professeur de philosophie, Écrivain-Essayiste dans un de ses articles intitulé : le Sénégal à l’heure du ndëp collectif   Plaidoyer pour une mentalité en déréliction

[3] http://diakadi.com/afriquedelouest/pays/senegal/infos/symbnat.htm ; Symboles nationaux

[4] Acronyme issu de l’article “L’O.S Ousmane Sonko” publié le 1er janvier 2019 sur Facebook

[5] Extrait de l’article intitulé Un pays en quête d’identité ! Publié le 08 avril 2018 sur samarew.com

https://www.google.com/amp/S/samarew.com/pays-quete-didentite-abdoulaye-gueye/amp/


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