De retour en Guinée Conakry, le virus Ebola fait trois décès

Il s’agit de la première résurgence de cette maladie en Afrique de l’Ouest depuis 2016. Entre 2013 et 2016, lors de la pire épidémie de l’histoire du virus, Ebola avait fait 11.300 morts. L’OMS a d’ores et déjà annoncé le déploiement de moyens, dont des doses de vaccins.

Cinq ans après la fin de la précédente épidémie, Ebola touche de nouveau la Guinée. Le pays d’Afrique de l’Ouest est désormais “en situation d’épidémie” à cette fièvre hémorragique, a indiqué ce dimanche le patron de l’agence sanitaire guinéenne, Sakoba Keïta après la confirmation de sept cas, dont trois mortels. L’OMS a de son côté annoncé immédiatement le déploiement de moyens, dont des doses de vaccins.

“Ce matin très tôt, le laboratoire de Conakry a confirmé la présence du virus Ebola”, a déclaré le Dr Keïta à l’issue d’une réunion d’urgence à Conakry. “Au total, on a dénombré sept cas, dont trois décès”, a-t-il dit.

Samedi soir, le ministre de la Santé, Rémy Lamah, avait évoqué un bilan de quatre morts. Les responsables sanitaires n’ont pas précisé dans l’immédiat pourquoi ce bilan avait été ramené à trois morts.

Il s’agit de la première résurgence signalée de la maladie en Afrique de l’Ouest, d’où était partie la pire épidémie de l’histoire du virus, qui avait fait plus de 11.300 morts entre 2013 et 2016.

Le Dr Keïta a par ailleurs expliqué devant la presse qu’une personne était décédée fin janvier à Gouecké, dans la région de Guinée forestière, proche de la frontière avec le Liberia.

“Son enterrement a eu lieu à Gouecké le 1er février et certaines personnes qui ont pris part à cet enterrement ont, quelques jours après, commencé à avoir des manifestations de diarrhées, de vomissements, de saignements et de fièvre”, a déclaré le chef de l’agence sanitaire.

Des moyens déployés par l’OMS

L’organisation mondiale de la Santé (OMS) va déployer rapidement des moyens, dont des doses de vaccins, pour aider le pays à faire face à cette résurgence de l’épidémie, a indiqué le représentant à Conakry de l’agence de l’ONU.

“Nous allons déployer rapidement les capacités nécessaires pour appuyer la Guinée, qui a déjà une grande expérience”, a déclaré devant la presse le professeur Alfred George Ki-Zerbo à l’issue d’une réunion avec les autorités sanitaires de ce pays d’où était partie en 2013 la pire épidémie d’Ebola.

“L’arsenal est aujourd’hui plus étendu et nous devons en tirer profit pour pouvoir circonscrire cette situation le plus rapidement possible. L’OMS est alertée à tous les niveaux, au niveau du siège et en lien avec le fabriquant (de vaccins), pour que les doses nécessaires soient mises à disposition le plus rapidement possible pour aider à cette riposte”, a-t-il ajouté.

Provoquant une fièvre brutale, des maux de tête, des vomissements et diarrhées, le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Zaïre, l’actuelle République démocratique du Congo (RDC). Depuis, ce virus, pour lequel il existe deux vaccins expérimentaux mais aucun traitement curatif, a semé plusieurs fois la terreur en Afrique.


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