Démission : Abdourahmane Diouf annonce son départ du Club des Investisseurs du Sénégal (CIS)

Le directeur général exécutif du Club des investisseurs du Sénégal (Cis) quitte son poste. Dans un message, Abdourahmane Diouf a annoncé les termes de son départ de ce club des plus nantis du Sénégal.

Voici ce que l’ancien membre du REWMI d’Idrissa Seck a écrit : «Je vous informe de mon départ du Club des investisseurs sénégalais (Cis). J’y suis resté 15 mois durant lesquels j’ai travaillé à la mise en place d’un secteur privé national fort. De façon professionnelle et respectueuse, nous avons pu trouver, d’un commun accord, les moyens d’une séparation ». Après une pluie de remerciements, il dit rester «encore et toujours, déterminé à œuvrer pour le Sénégal que nous aimons ».

L’affaire Akilee et la Senelec avait sabordé le Club

Le 15 mai passé, le CIS sous la houlette du PDG, Babacar Ngom, avait sorti un communiqué de presse pour soutenir Akilee dans son contentieux avec la Senelec. Ce soutien inopiné avait mis le feu dans l’organisation. Beaucoup des membres de l’organisation, dont certains du Conseil d’administration, s’indignent dans des échanges privés, de n’avoir pas été informés et de découvrir la chose quasiment en même temps que le grand public.

Le président du Club des investisseurs, sans renier son Directeur exécutif, essaie de calmer le jeu et de noyer le poisson.

C’est d’abord en soi, la démarche qui a heurté certains. Alors que le communiqué de soutien était dans les rédactions en début de soirée, nombre des membres du Conseil d’administration disent en avoir été informés par le Directeur exécutif Abdourahmane Diouf à 00h 30. Ils jugent que c’était une volonté de les mettre devant le fait accompli, pour ne pas leur permettre de faire corriger la chose. L’un des membres fera remarquer, avec un peu de dépit : «Par-delà la question du soutien aux entreprises nationales authentiques, il me paraît très grave qu’on puisse engager notre organisation et même décider de la publication dans la presse, sans un minimum de concertation préalable sur des sujets de cette importance.»

Cette question de concertation préalable est revenue souvent, d’autant plus, ont fait remarquer plusieurs autres membres, qu’une rencontre par visioconférence, prévue pour la semaine écoulée, avait été annulée «par manque de questions à débattre», alors que la question du soutien à Akilee aurait pu servir de sujet. Ce qui pousse certains à affirmer que «soutenir une entreprise, fusse-t-elle membre du Cis, dans un différend dont certains parmi nous ignorent les tenants et les aboutissants, sans un avis concerté, validé par tous, est une erreur grave». D’autres se sont montrés même plus durs, n’hésitant pas à y voir «des histoires de bandes de copains», et opposant qu’un secteur privé fort ne devrait pas participer au dépeçage d’un outil public. Ces membres se sont même demandés si le Club des investisseurs sénégalais n’avait pas un problème de gouvernance, pour que le Directeur exécutif en vienne à vouloir imposer ses vues aux membres du Conseil d’administration, alors que c’est le contraire qui aurait dû être la norme. 


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