Diagne Fada, de «Réformateur» du PDS à “Yes Sall”

Ils ont pour noms, Modou Diagne Fada, président du parti Les démocrates réformateurs (LDR/Yessal), Mamadou Lamine Keïta de la Convergence des démocrates pour le développement (CDD), ou encore Abdou Khafor Toure, président fondateur du club «Esprit Républicain». Tous alors signataires du mémorandum pour demander la restructuration du PDS, ils avaient été accusé d’être à la solde du président Macky Sall et d’avoir reçu de l’argent de la part du chef de l’Etat.

Déjà, Farba Senghor, Chargé de la propagande du PDS, le 9 juin 2015, a été l’un des premiers à porter tout haut cette allégation, lors d’une rencontre convoquée par le Secrétaire général national de la formation libérale, Me Abdoulaye Wade et les «réformateurs».

Pour enfoncer le clou, l’ancien président du groupe parlementaire libéral, Doudou Wade, avait vilipendé, devant l’assistance, Mamadou Lamine Keïta, absent de la rencontre, en lisant un message que ce dernier lui aurait transmis peu avant la rencontre. Dans le message en question, le maire de Bignona aurait avoué avoir rencontré le président Macky Sall qui leur aurait soumis «des propositions concrètes, il y a plus d’un an».

Tout naturellement, les «frondeurs» du PDS avaient balayé d’un revers de mains les accusations portées contre eux. De l’avis de Modou Diagne Fada, président du groupe parlementaire Libéral de l’époque, «c’est classique qu’on vous accuse de travailler pour le pouvoir, de chercher à saboter le parti». Modou Diagne Fada avait même menacé de «traîner devant les tribunaux» Farba Senghor, s’il a «le courage de le répéter».

Aujourd’hui, force est de constater que tous ces leaders politiques précités, qui voulaient une restructuration au sein du Pds, ont choisi d’accompagner le président de l’Alliance pour la République (APR), Macky Sall pour un second mandat à la tête du Sénégal.

 

Source : Dakarmatin