Dialogue politique : Seydou Guèye invite l’opposition « significative » à ne pas avoir peu

    Le ministre Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement et de l’Alliance pour la République (Apr) a récusé, hier, sur la Rfm, les préalables et autres conditionnalités posés par l’opposition qu’il a jugés « inutiles au projet démocratique » non sans l’inviter à « ne pas avoir peur ».

    Une frange de l’opposition dite « significative » et/ou « radicale » refuse de répondre à la main tendue du président de la République, Macky Sall, pour un dialogue national. Le ministre Seydou Guèye a d’abord rappelé le caractère routinier de la posture de cette frange de l’opposition si prompte à poser des conditionnalités après tout appel au dialogue ou main tendue à elle adressée. Selon le porte-parole de l’Alliance pour la République (Apr), le parti présidentiel, « c’est assez classique ! Il y a toujours eu ce genre de réactions et chaque fois qu’il y a une séquence du dialogue qui est envisagée, ses réactions (Ndlr : celles de l’opposition) sont toujours les mêmes ». Aussi, considérant que « l’éthique de la discussion demande une disponibilité qu’on peut appeler une éthique de responsabilité et une éthique de conviction » et parce que « le dialogue est un fait consubstantiel à la démocratique, c’est elle qui a besoin que les gens se parlent », a-t-il déclaré, hier, sur les ondes de la Rfm.

    Le ministre Porte-parole du gouvernement a, en outre, rappelé que l’appel au dialogue lancé par le chef de l’État, le président Macky Sall, transcende les partis politiques « puisqu’il s’est agi d’un dialogue national qui a produit déjà ses premiers résultats ». A l’en croire, « c’est une modalité de gouvernance » car l’espace politique requiert les concertations régulières pour lever les difficultés afférentes à toute démocratie qui fonctionne pour les solutionner. « Nous avons besoin maintenant, dans le champ politique, d’avoir des échanges qui nous permettent de prendre en charge la nouveauté des problèmes que nous affrontons, au titre du progrès de notre démocratie avec des difficultés d’organiser des élections, la pluralité de listes et des candidatures », a-t-il fait savoir. Ainsi donc, « il faut être dans la disponibilité et c’est l’attitude qui permet de prendre en charge ces questions », ajoute-t-il. Selon lui, « si l’on veut poser des conditions en allant au dialogue, en cherchant à n’entendre que l’écho de sa propre voix, on n’est pas dans la posture utile au dialogue», a-t-il poursuivi.

    Tout en rappelant le souhait et la volonté constante maintes fois réitérés du chef de l’État, le président Macky Sall, de voir toutes les forces qui sont engagées dans le développement du Sénégal autour d’une table, en ayant des positions dans l’opposition ou dans le pouvoir, Seydou Guèye en déduira que « l’opposition n’a aucune raison d’avoir peur ». Sur ce, il a tenu a rassurer l’opposition en l’invitant solennellement à la table du dialogue dans l’intérêt exclusif et pour le plus grand bien du Sénégal. « Nous les attendons en toute convivialité, nous attendons les différentes formations politiques avec respect parce que c’est le Sénégal que nous voyons. Nous ne sommes pas dans les petits calculs qui ne tombent jamais juste, d’ailleurs », a-t-il soutenu.

    La rencontre convoquée par Aly Ngouille Ndiaye le 21 novembre à l’hôtel Ngor Diarama devrait constituer le premier jalon du dialogue national maintes fois réitéré par le chef de l’État, Macky Sall, et aboutir à la mise en place de commissions techniques chargées de mener la réflexion sur les sujets à enjeux, en particulier l’institution d’un cadre d’évaluation de la récente refonte des listes électorales. Il prendra en charge la réflexion sur le processus électoral à venir et les rapports produits à l’issue des échanges entre les différentes parties prenantes devaient servir de termes de référence, de base de discussions entre le pouvoir et les partis politiques. Mais le Parti démocratique sénégalais (Pds), la Coalition « Mankoo Taxawu Senegaal» et le parti « Rewmi » entre autres formations politiques de l’opposition ont décliné l’invitation à une participation au Dialogue national lancé par le chef de l’État.

    FAIRE UN COMMENTAIRE

    SVP faire un commentaire !
    SVP entrer ici votre nom