Diamniadio : Le visage du Pôle urbain se dessine

Le visage du Pôle urbain de Diamniadio commence à prendre forme. Le ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent, Cheikh Kanté, a fait le constat, hier, lors d’une visite de terrain.

Petit à petit, les éléments constitutifs du Pôle urbain se mettent en place. Et à ce rythme, Diamniadio sera, comme l’a imaginé le chef de l’État dans le Plan Sénégal émergent (Pse), une ville qui réponde aux exigences d’une cité moderne regroupant des quartiers administratifs, des zones d’habitations mixtes, des zones industrielles, des universités et centres de recherche, des espaces d’affaires et des infrastructures sportives.

Cinq ans après le lancement de son processus de transformation en ville nouvelle, Diamniadio est encore un grand chantier à ciel ouvert. Tout autour du Centre international de conférences étrenné en novembre 2014 à l’occasion du Sommet de la Francophonie, poussent des bâtiments comme des champignons. Nommé fin septembre ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Cheikh Kanté, en visite, hier, dans la zone, a pu constater de visu le changement de visage qui s’opère sur les lieux avec de nombreuses infrastructures en cours ou déjà terminées. A l’image du Parc industriel dont les hangars imposants, façades vitrées scintillantes, trônent sur le bas-côté de l’autoroute à péage dans le sens Dakar-Diamniadio. L’ancien Directeur général du Port a entamé sa visite par cette future plateforme industrielle qui s’étend sur 53 hectares dont 13 hectares déjà réalisés.

Le Parc industriel international de Diamniadio est un espace d’accueil d’investisseurs qui vise à créer les conditions d’émergence et de développement d’un pôle industriel vecteur de compétitivité et de croissance. Pour la première phase, on trouve un bâtiment administratif construit sur 884 m2 abritant des bureaux sur cinq étages, trois bâtiments de type A (7.200 m2) et un bâtiment de type B (2.800 m2). A moyen terme, le Parc industriel doit accueillir 23 bâtiments industriels non polluants. Ces espaces dédiés vont combiner à la fois des infrastructures et services performants ainsi que des incitations douanières, fiscales et non fiscales significatives et exceptionnelles. A cet effet, le Parc industriel cible les industries à fort potentiel de valeur ajoutée, non polluantes et créatrices d’emplois telles que la confection, l’électronique, l’agro-alimentaire, etc. Il est attendu la création de 15.000 emplois directs, 8.000 emplois indirects et un chiffre d’affaires à l’horizon 2018 de l’ordre de 139 milliards de FCfa par an.

Un chiffre d’affaires de 139 milliards de FCfa
Sur le même prolongement, en face du Cicad, le chantier de l’université Amadou Mokhtar Mbow évolue. Les gros œuvres des Ufr 1, des deux amphithéâtres de 1.000 et de 1.500 places, de l’atelier de maintenance, les deux annexes du Rectorat situés à l’entrée du chantier, le bâtiment central sur six étages qui abritera tous les organes de gouvernance de l’université (Recteur, Secrétariat général, comptabilité, Services juridiques, etc.), sont quasiment terminés. Les travaux avancent à un rythme soutenu après que le chantier a connu quelques retards dus en partie à la complexité du terrain et du sol. La date de livraison qui était prévue en octobre 2017, est renvoyée à décembre 2018. Au total, l’université Amadou Makhtar Mbow comptera 43 bâtiments sur une superficie de 40 hectares. Sa capacité d’accueil est de 30.000 étudiants. Des formations pointues alignées sur les besoins du pays et de la sous-région y seront données, selon le Recteur Omar Guèye.

Un chantier qui ne semble pas accuser de retard, c’est les sphères ministérielles. Éparpillées sur trois sites et confiées à trois entreprises différentes, ces futures cités administratives ont fini de dessiner leur visage. C’est le cas notamment des travaux conduits par l’entreprise Teylium sur le site situé sur la pénétrante de l’autoroute à péage qui relie la Rn1 et ceux dont l’entreprise Envol Immobilier a en charge sur le site niché derrière le Cicad.

Sur ces deux sites, les bâtiments sont déjà debout. Ces sphères ministérielles devraient être livrées en juin 2018. Elles vont accueillir pas moins de 10.000 fonctionnaires, fait-on savoir du côté du ministère. En plus de regrouper de nombreux services en un même lieu, ces cités administratives vont permettre à l’État d’économiser des dizaines de milliards en loyer. Sur les dix dernières années, l’État aurait déboursé plus de 160 milliards pour louer des bâtiments à usage administratif. Un peu plus tôt, le ministre en charge du Suivi du Pse et sa délégation ont fait un arrêt à l’Institut de Recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) que le chef de l’État a inauguré, il y a quelques mois et dont le promoteur est le Pr Souleymane Mboup.

LE SOLEIL

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