Donald TRUMP à Brett McGURK : “Les alliés ne sont plus très importants quand ils profitent des Etats-Unis”

Brett McGurk, l’émissaire américain pour la coalition antijihadistes, a démissionné en réponse à l’annonce du retrait des troupes américaines en Syrie. Avant Brett McGurk, c’est le secrétaire à la Défense James Mattis qui a annoncé sa démission.

Donald Trump a minimisé ces départs qualifiant l’un de retraité et l’autre il dira qu’il le connaît pas parce qu’il devait démissionner depuis février passé.

Brett McGurk, l’émissaire américain pour la coalition antijihadistes, a annoncé qu’il démissionnait, quelques jours après que Donald Trump a annoncé le retrait des forces américaines en Syrie, estimant que l’EI a été vaincu. Il avait prévu de quitter son poste en février prochain, assure NBC News, mais a avancé sa démission car il estime que la décision du président américain est dangereuse, en particulier pour les Kurdes. Soutenus jusqu’ici par les Etats-Unis, ils seront désormais encore plus vulnérables face à une attaque de la Turquie, qui leur reproche leurs liens avec le PKK. Cette décision «a laissé nos partenaires de la coalition troublés et nos partenaires dans les combats désemparés», avait écrit Brett McGurk dans un message envoyé à ses collègues, que s’est procuré le «New York Times».

«un départ en retraite» d’après Donald Trump, en réponse à cette même décision. «Quand le Président Obama a viré avec déshonneur Jim Mattis, je lui ai donné une second chance. Certains disaient que je n’aurais pas dû, je pensais que je devais. Une relation intéressante -mais j’ai aussi donné toutes les ressources qu’il n’a jamais vraiment eues. Les alliés sont très importants -mais pas quand ils profitent des Etats-Unis», a écrit le président américain samedi soir, après avoir assuré qu’il ne quittait pas la Maison-Blanche pour aller en Floride à cause du «shutdown» démarré samedi matin.

Lors d’un appel passé la semaine dernière au président turc Recep Tayyip Erdogan, Donald Trump a évoqué la situation en Syrie, assurant : «Vous savez quoi? Elle est à vous. Je m’en vais», rapporte le «Washington Post». Après cette déclaration qu’il n’avait pas évoquée avec ses conseillers, le Congrès ou même le Pentagone, son entourage a tenté de faire changer d’avis le président, mais il a été inflexible à l’égard de ce qui était une de ses promesses de campagne.

Depuis le début, le milliardaire assure qu’il compte retirer toutes les troupes américaines de terrains qui ne rapportent pas assez d’argent. La prochaine étape serait pour lui le retrait des soldats américains en Afghanistan, où 14 000 militaires se trouvent depuis 17 ans, après les attentats du 11-Septembre, mais sans qu’ils ne puissent clamer victoire. En 2017, alors qu’il voulait le rapatriement des troupes, Donald Trump avait finalement concédé à renforcer leur nombre.

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