Eclatement du CIS : Le salaire de 18 millions FCFA de Abdourahmane Diouf et des résultats mitigés seraient les véritables raisons

A peine ses deux années d’existence bouclées que Le club des investisseurs sénégalais (CIS) est parti en lambeau la semaine dernière. La moitié des membres ayant quitté le navire. La frustration naît du soutien du club à Akilee empêtrée dans une crise profonde avec SENELEC. Mais les véritables raisons sont à trouver ailleurs. 

Le comportement du Président du Club Babacar Ngom est aussi mis en cause. Mais selon des informations reçues à Dakaractu, le problème est tout autre. En effet, indique notre source ce qui a réellement mis le feu aux poudres est le recrutement et le traitement salarial du Directeur Général exécutif du Club en la personne d’Abdourahmane Diouf, ancien du parti Rewmi.

De quoi s’agit-il ?

Crée par une cinquantaine d’hommes d’affaires, le club des investisseurs vit de la cotisation annuelle des membres, arrêtée par le Conseil d’Administration et approuvée par l’Assemblée générale. Fort de 74 membres exerçant dans divers domaines de l’économie depuis sa création en Juin 2018, maintenant le club s’est retrouvé avec un capital de 800 millions de francs CFA. Seulement, selon notre source, la plus grosse partie de cette enveloppe a servi à payer les salaires du Cabinet d’Abdourahmane Diouf, rémunéré à hauteur de 18 millions par mois, pour une étude qui compte pas moins de quatre employés. En outre nous souffle toujours notre source, le cabinet qui percevait cet émolument énorme mensuel était logé au siège même du Club. Autant dire qu’aucune charge locative ne lui revenait.

Tout cela bien sûr a conduit à réduire comme peau de chagrin le budget de guerre constitué au départ par les membres du Club. Ce qui a valu les grommèlements et des grondements des membres.
L’autre motif de mécontentement des membres était le bilan chétif du Président Babacar Ngom. Rien de concret mis sur la table pour une organisation qui avait comme objectif « d’investir 1200 milliards de francs CFA dans l’économie sénégalaise sur une période de 5 ans ». C’est ainsi que profitant de cette houle dangereuse sur laquelle « surfait » le club, la plupart des membres ont profité de ce qu’on appelle désormais communément « le différend Akilee-Senelec » pour claquer la porte du club prétextant un manque de communication interne.

Un audit des fonds même aurait été commandité par les membres nous dit-on pour finir.
Le Président du Club Babacar Ngom avait dans un communiqué publié dans la presse Jeudi dernier, « reconnu son erreur » d’avoir fait publier cette motion de soutien à Akilee. Mais il aurait fait plus nous souffle-t-on, puisque le directeur général du Club, Abdourahmane Diouf a été écarté de la réunion tenue par le « board » du club par visio-conférence le lendemain.

Contacté par nos soins le Dr Abdourahmane Diouf n’a pas souhaité réagir à ces informations. Prenant rendez-vous avec nous pour une prochaine fois…

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